Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Commission d'enquête Gallant

SAAQclic: des risques liés aux coûts identifiés dès 2018 par une équipe des finances

durée 12h00
9 septembre 2025
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Une direction des finances de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) avait identifié dès les débuts de la transformation numérique des risques possibles pouvant entraîner des dépassements de coûts.

C'est ce qui a été révélé lundi devant la commission Gallant. L'enquête publique se penchant sur le fiasco SAAQclic a entendu une ancienne gestionnaire du département des finances de la SAAQ, Francine Lépinay.

Son équipe avait préparé en 2018 un plan identifiant les risques et des mesures de contrôle en lien avec le contrat pour le projet informatique nommé CASA.

Ce document avait été présenté au comité de direction de la société d'État et devait servir à éviter des angles morts au cours du projet.

Le document avait «bien identifié» tous les risques possibles qui se sont finalement concrétisés sur le plan budgétaire, a analysé la procureure de la commission d'enquête, Me Marie-Claude Sarrazin.

Mais l'équipe du contrôle organisationnel de la SAAQ a-t-elle pu mettre en place les mesures de contrôle prévues au plan?, a demandé Me Sarrazin.

Mme Lépinay a témoigné notamment que son département était informé des ajustements au contrat seulement après coup. Il y avait une grande autonomie du bureau de projet, a dit celle qui a été directrice générale des finances et ensuite vice-présidente aux finances, avant de prendre sa retraite en octobre 2024.

«Le suivi des coûts était fait au niveau du bureau de projet. Lorsqu’on demandait des informations, on nous les donnait, puis, quand il y avait des redditions de comptes, on avait la documentation. On n'avait pas de la difficulté, mais souvent on les avait un peu tard», a déclaré Mme Lépinay.

Me Sazarrin lui a fait remarquer que cette situation pouvait empêcher de prendre des actions pour «éviter des dépenses, éviter des transferts d'argent qui seraient inadéquats ou des facturations de taux horaire qui ne respectent pas le contrat».

Mme Lépinay a soutenu que de la «rétroaction» pouvait être faite si des erreurs étaient dénotées après coup.

Elle a toutefois reconnu que de tels délais avant d'obtenir les informations n'étaient pas monnaie courante. «Mais le projet avançait vite, a-t-elle ajouté. C'est sûr que ce genre d’analyse pouvait ne pas être priorisé par l'équipe projet parce que ça avançait rapidement.»

«Donc, ce n'était pas priorisé. Voire vu comme un irritant?», a demandé la procureure. «Peut-être», a répondu Mme Lépinay.

«Un empêcheur de tourner en rond?», a ensuite demandé Me Sarrazin. «Peut-être», a de nouveau répondu l'ancienne gestionnaire.

Rappelons que la modernisation technologique de la SAAQ, qui comprend la plateforme SAAQclic, devrait coûter au moins 1,1 milliard $, selon le Vérificateur général du Québec, soit au moins 500 millions $ de plus que le budget initial.

Frédéric Lacroix-Couture, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 10h00

Trump doit signer un décret imposant de nouveaux droits de douane au Canada

Le président américain Donald Trump signe lundi un décret visant à imposer, d’ici 30 jours, des droits de douane de 50 % sur certains produits canadiens, ont indiqué de hauts responsables de la Maison-Blanche. S'exprimant à titre confidentiel devant la presse, à condition de rester anonymes, ces responsables ont indiqué que cette mesure ...

Publié hier à 9h00

Trump menace toujours d'imposer des droits de douane

Après avoir assisté aux côtés du premier ministre Mark Carney à la finale de la Coupe du monde dimanche dans le New Jersey, le président américain Donald Trump ne renonce pas à sa menace d'imposer des droits de douane au Canada en raison de la fumée des feux de forêt. S'adressant aux journalistes à la base militaire d'Andrews dimanche soir, ...

Publié le 16 juillet 2026

Le Québec et l'Alberta signent un partenariat en matière d'intelligence artificielle

Les gouvernements du Québec et de l'Alberta prévoient de collaborer pour mettre en œuvre l'intelligence artificielle dans l'administration publique, ce qui, selon la ministre québécoise de la Cybersécurité, aidera les deux provinces à tirer parti de leur expérience respective pour développer de nouveaux outils. France-Élaine Duranceau, ministre ...