Deux profs au banc des accusés
Deux enseignants, un homme de Trois-Rivières et une femme de Notre-Dame-des-Prairies, ont été accusés, le 7 décembre dernier, d'avoir produit et distribué de la pornographie juvénile à Joliette.
Vincent Bouchard, 33 ans, était à l'emploi de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy en plus d'être entraîneur de football à l'Académie des Estacades, alors que Sonia Boivin, 35 ans, était à l'emploi de la Commission scolaire des Samares, et était enseignante dans une école secondaire de Joliette.
Selon la Sûreté du Québec, les deux suspects auraient conversé via Internet en faisant mention ou en décrivant des actes sexuels impliquant des mineurs.
En vertu de l'article 163.1(b) du Code criminel, la pornographie juvénile s'entend «de tout écrit dont la caractéristique dominante est la description, dans un but sexuel, d'une activité sexuelle avec une personne âgée de moins de dix-huit ans».
Grâce à des informations qui lui avaient été acheminées et à l'aide du module technologique de la SQ, la Division d'enquête régionale de la Sûreté du Québec a mis la main au collet des deux cyberamants.
Remis en liberté
Le duo a comparu le 7 décembre en fin d'après-midi devant le juge Valmont Beaulieu, au Palais de justice de Joliette, pour faire face à quatre chefs d'accusation.
Outre les chefs de production et distribution de pornographie juvénile, on leur reproche également d'avoir communiqué au moyen d'un ordinateur avec une personne non identifiée âgée de moins de 16 ans ou qu'ils croyaient avoir moins de 16 ans, afin de faciliter la perpétration d'un acte criminel et d'incitation à des contacts sexuels d'une personne âgée de moins de 16 ans.
La couronne, représentée par Me Sophie Lavergne, ne s'est pas objectée à la remise en liberté de M. Bouchard et de Mme Boivin. Ces derniers ont dû s'engager pour une somme de 1 000 $ sans dépôt pour le respect de plusieurs conditions.
Ils ne pourront fréquenter tout endroit où pourraient se trouver des personnes d'âge mineur et ils ne pourront avoir accès à aucun ordinateur ni à Internet. Les deux accusés ne pourront pas chercher, accepter ou garder un emploi rémunéré ou non, ou un travail bénévole, qui les placerait en relation de confiance ou d'autorité
Dès son arrestation, M. Bouchard a été suspendu avec solde par la Commission scolaire Chemin-du-Roy. Pour ce qui est de Mme Boivin, qui était en arrêt de travail, la Commission acolaire des Samares a émis un communiqué, le 9 décembre, annonçant sa suspension sans traitement, pour une durée indéterminée.
Vincent Bouchard et Sonia Boivin reviendront devant le tribunal le 26 janvier prochain pour orientation.
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