De fausses alertes qui dérangent
La région de Lanaudière a été le théâtre de deux appels téléphoniques inquiétants dans la même journée.
Voyons les faits. Dimanche, 9 janvier dernier, 18 h, un client se présente à un guichet automatique Desjardins à Notre-Dame-de-Lourdes. Dès son entrée, il note la présence d'un grand coffre antique le long d'un mur.
Le coffre est ficelé aux extrémités. Un manche en bois ressort d'un coin et fait en sorte d'assurer une circulation d'air à l'intérieur du contenant.
Le client ne prend aucun risque. Il alerte les policiers de la présence de ce qu'il considère, à l'évidence, comme un colis suspect.
«C'était un cas prioritaire et dangereux pour nous», de confier Martin Melançon, porte-parole de la Sûreté du Québec à Joliette.
Au moins deux auto-patrouilles de la SQ sont alors dépêchées sur les lieux.
Une fois sur place, un policier sort une lampe de poche pour inspecter le contenu du coffre en question.
Médusé, il aperçoit finalement deux chatons que l'on avait abandonnés à leur sort, mais aucune trace d'explosif.
L'affaire est rapidement classée quand un inspecteur canin est mandaté sur place pour s'occuper des félins.
S'il n'y avait pas de quoi «fouetter un chat» dans le cas de Notre-Dame-de-Lourdes, il en fut tout autrement à L'Assomption.
Un faux appel à la bombe placé plus tôt ce même dimanche à l'usine d'Electrolux a entraîné l'évacuation d'une quarantaine de travailleurs qui se trouvaient à l'intérieur de l'établissement.
Vérification faite, l'appel était sans fondement, mais le dommage, lui, était fait.
Pompiers et policiers ont été appelés sur place pour faire enquête.
Encore là, on ne prenait aucun risque, mais force est d'admettre que ces ressources auraient pu être mises ailleurs pendant ce temps.
Difficile à l'heure actuelle d'évaluer les coûts engendrés par ces appels aux colis suspects ou ces fausses alertes à la bombe selon une enquête du Journal.
«Tout dépend des déploiements que l'on doit effectuer», de préciser Gregory Gomez, porte-parole de la SQ à Montréal.
Le coût d'une opération peut cependant varier selon sa durée et les ressources que l'on peut y affecter comme par exemple un technicien en explosifs ou un maître-chien.
Ce ne sont pas tous les appels qui nécessitent des évacuations.
Une chose est sûre cependant.
De plus en plus de citoyens n'hésitent pas à dénoncer ces faux appels qui mobilisent non seulement de précieuses ressources, mais qui affectent directement le trésor public.
«Il faut se rappeler d'une chose cependant, dira l'agent Benoît Richard de la SQ, la sécurité du public n'a pas de prix.»
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