Les modes de paiement virtuels gagnent du terrain au profit de l'endettement
Une personne sur trois paie ses achats uniquement par cartes et admet ne pas garder d'argent comptant sur elle, ce qui pourrait entraîner des achats non prévus et une perte de contrôle de ses finances personnelles.
Un sondage mené par la Coalition des associations de consommateurs du Québec (CACQ), auprès d'hommes et de femmes âgées de 30 à 45 ans de la génération X dresse un portrait alarmant de la surconsommation des Québécois.
Le sondage révèle que près de la moitié des répondants de la génération X ne connaissent pas exactement le solde de leurs cartes, ce qui inquiète l'Association coopérative d'économie familiale (ACEF). L'organisme vient en aide aux gens endettés.
Pression sociale importante
Selon l'organisme, les personnes ciblées par la 8e campagne de sensibilisation au crédit et à l'endettement « Dans la marge jusqu'au cou », qui s'est déroulé du 21 au 25 novembre dernier, ont souvent des familles. Celles-ci font donc face à des décisions importantes comme l'achat d'une maison ou les études des enfants. Parallèlement, elles sont toutefois bombardées de publicité qui leur envoie le message qu'ils n'ont pas à se priver de loisirs.
« La pression sociale est particulièrement grande sur la génération X. La tentation du crédit devient très forte. Nous vivons dans une société de consommation qui mène beaucoup de gens vers le surendettement », estime Sylvie Perron, porte-parole de la campagne.
Selon cette dernière, le crédit est devenu un mode de paiement tellement banal qu'il est devenu socialement acceptable d'être endetté. « L'achat à crédit c'est bien, à condition de payer le solde complet à l'échéance », nuance-t-elle.
Vingt pour cent des répondants ont d'ailleurs admis que les achats virtuels effectués à l'aide de leurs cartes influencent à la hausse leurs dépenses et les incitent à faire des achats non prévus.
Céline Orvoine, se l'ACEF Lanaudière, souligne de son côté l'augmentation exponentielle de certaines dépenses quotidiennes. « Les frais reliés à la télécommunication sont passés d'environ 25$ par mois à près de 150$ au minimum mensuellement, c'est énorme. »
Mettre en perspective
Mme Orvoine souligne que lorsque les gens consultent les intervenants de l'ACEF, très souvent leurs dépenses seront mises en perspectives. « Un café à 1.15$ par jour finit par coûter près de 500$ sur une base annuelle. » elle ajoute qu'il existe toujours des alternatives à la faillite, mais que la première règle pour éviter le surendettement passe par un bon budget, clair et respecté.
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