La passion qui mène au succès pour Patrice Brodeur et ses Superclub
Patrice Brodeur est passé de passionné du cinéma à l'un des plus influents franchiseurs de la bannière Vidéotron : Le Superclub. Depuis l'achat de sa première succursale de Joliette en 1999, l'homme d'affaires de Joliette a grimpé l'échelle de la réussite en mettant sur pieds un réseau de succursales dont la réussite est à l'image de la bannière.
« Quand j'étais encore un simple client, j'avais l'habitude de dire aux employés à la caisse que ça serait plus rentable pour moi si j'achetais le magasin. » Patrice Brodeur l'avoue sans gêne, il est « tatoué Vidéotron ». Depuis l'achat en 1999 de la succursale située sur la rue Beaudry, à Joliette, il fait l'acquisition de cinq autres magasins en plus d'ouvrir, en plein cœur des Galeries Joliette, la boutique Vidéotron, destinée aux personnes désireuses de se procurer les produits et services de la bannière.
L'univers se transforme
Avec la fermeture des quelques 400 magasins de la chaîne Blockbusters basés au Canada, il était légitime de croire que l'univers des clubs vidéo serait menacé. L'affluence de moyen alternatifs pour visionner son film préféré n'a pourtant jamais effrayé M. Brodeur. Selon lui, le marché québécois est à part des autres dans ce domaine. « L'expérience de magasinage est importante pour le consommateur d'ici. » C'est en voulant amener cette expérience de magasinage à un autre niveau que Patrice Brodeur a entièrement rénové sa succursale de la rue Papineau, à Joliette, afin de l'amener aux normes Vidéotron.
Il ajoute que l'expérience est totalement différente avec l'arrivé d'innovations technologique comme les codes QR. La technologie des codes QR s'adresse aux propriétaires de téléphones intelligents qui peuvent utiliser leur appareil pour visionner la bande-annonce du film par exemple. « Je ne dis pas que les moyens alternatifs ne sont pas une menace, mais ce n'est pas la même menace qui a frappé les États-Unis. »
Québécor change la donne
L'arrivée de Québécor dans le décor des Superclub a complètement changé la donne. « À une certaine époque, on voyait se poindre les nuages dans l'univers des clubs vidéos, mais on a rapidement aperçu le soleil jaune de Vidéotron quand Québécor a décidé d'implanter ses produits à l'intérieur de ses succursales. » Désormais, les Superclub sont devenus des établissements multiservices, comprenant non seulement la location de films, mais aussi la vente de jeux vidéo en plus des produits de télécommunications.
C'est par ailleurs l'arrivée du sans-fil qui a ajouté le prestige manquant à la bannière. Dans cette guerre de la télécommunication que se livraient Rogers, Bell et Telus, Vidéotron est entrée la tête haute, sachant qu'elle bénéficiait d'une vitrine commerciale exceptionnelle avec ses Superclub. Vitrine qui lui a permis presqu'instantanément de devenir un jour d'importance. L'appellation a depuis changé pour les clubs vidéos, qui ont depuis été rebaptisés Vidéotron : le Superclub.
Une histoire de famille
L'histoire d'amour de Patrice Brodeur et les Superclub a débuté en 1999 avec l'achat de la succursale de la rue Beaudry à Joliette. Moins de deux ans plous tard, il faisait l'acquisition du club Vidéogie, qui venait à peine d'emménager dans son local actuel de la rue Papineau. C'est d'ailleurs ce magasin qui vient d'être rénové, avec une toute nouvelle disposition et de nouvelles couleurs. Le local héberge non seulement les services de locations de films et de télécommunication, mais également la boutique de jeux vidéos Microplay, qui avait jusqu'à tout récemment sa place sur la rue Beaudry. « Au départ, je voulais posséder trois magasin, parce que j'ai trois enfants », souligne Patrice Brodeur, aujourd'hui à la tête de sept franchises. Il est fier de dire que de ses trois fils, deux œuvrent en ce moment pour la bannière Vidéotron.
L'équipe des Superclub de Patrice Brodeur est passée d'une vingtaine d'employés à plus d'une centaine au cours des années. « C'est selon moi une des plus belle job d'été qu'on puisse faire selon moi » affirme M. Brodeur, qui ne tarit d'éloge envers ses employés. Il constate également un faible roulement de personnel au sein de ses boutiques. Certains de ses employés ont porté le polo orange ou la chemise noire durant sept ou huit ans. « C'est vraiment la meilleure job d'été dont on pourrait rêver! »
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