Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Pôle d’économie sociale de Lanaudière

Budget 2025 : Un frein au développement de l’économie sociale en région

durée 11h00
28 mars 2025
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par Salle des nouvelles

Le Pôle d’économie sociale de Lanaudière exprime sa vive inquiétude face à la diminution des investissements prévus dans le cadre du Plan d’action gouvernemental en économie sociale (PAGES) 2025-2030.

Avec une réduction de près de 50 % des fonds alloués par rapport au précédent plan, le gouvernement fait le choix de freiner la croissance d’un modèle entrepreneurial qui génère des retombées économiques et sociales durables pour nos collectivités.

Un impact direct sur le développement local

Dans Lanaudière, l’économie sociale est un moteur essentiel du développement régional. Nos entreprises collectives contribuent activement à la vitalité de nos communautés en maintenant des services de proximité, en soutenant l’innovation sociale et en favorisant l’inclusion économique. Les données démontrent que les entreprises d’économie sociale affichent un taux de survie deux fois plus élevé que les entreprises privées, garantissant ainsi des emplois stables et des services ancrés dans le territoire.

Alors que le Québec fait face à des défis économiques majeurs, il est impératif d’investir dans des modèles résilients. En 2023, grâce à l’appui du réseau des Pôles, 122 nouvelles entreprises collectives ont vu le jour, marquant une hausse de 139 % par rapport à l’année précédente. Ce dynamisme témoigne du rôle crucial joué par les Pôles d’économie sociale, qui accompagnent la création et la consolidation d’initiatives collectives à travers toute la province.

Un choix économique stratégique pour l’avenir

Le budget 2025-2026 annonce des investissements de 5,4 milliards de dollars pour stimuler l’économie. Pourtant, aucune mesure significative n’est prévue pour soutenir l’entrepreneuriat collectif, l’achat local ou les circuits courts, pourtant essentiels au développement économique des régions. L’absence de financement accru pour le repreneuriat collectif est également préoccupante, alors que des milliers de transferts d’entreprises sont prévus dans les prochaines années.

« Les 12 000 entreprises d’économie sociale sont de toute évidence un rempart contre la décroissance des économies locales et régionales en période de turbulence, et leur poids est significatif dans l’écosystème économique du Québec. » Marie-France Beaudry, porte-parole du Réseau des Pôles d’économie sociale du Québec

« L’économie sociale, c’est des entreprises innovantes qui génèrent des bénéfices extraordinaires pour les collectivités. Le choix de couper dans l’écosystème de soutien en ce moment de grands changements économiques et sociaux nous semble pour le moins étonnant et mal avisé, et nous invitons le gouvernement à reconsidérer ses investissements, au bénéfice de la population québécoise. » Béatrice Alain, directrice générale, Chantier de l’économie sociale

 

Le Sommet de l’économie sociale, prévu les 14 et 15 mai prochains, réunira plus de 1 500 acteurs du développement régional. Ce sera une occasion déterminante pour réaffirmer l’importance de l’économie sociale et proposer des solutions concrètes pour renforcer son impact au Québec.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 29 juillet 2026

Des anticorps pourraient inhiber la lutte contre le cancer

Certains anticorps pourraient empêcher le système immunitaire de combattre efficacement le cancer, tandis que d'autres pourraient freiner la progression de la maladie, croient des chercheurs internationaux qui s'intéressent au phénomène dans le cadre d'un projet de 25 millions $ US baptisé ATLAS. Cela pourrait expliquer, par exemple, pourquoi ...

Publié le 29 juillet 2026

Les aliments ultra-transformés ne sont pas nécessairement nocifs, dit une étude

Une alimentation saine à base de végétaux, riche en céréales complètes, fruits, légumes, fruits à coque, légumineuses et huiles végétales saines, est bénéfique, même si elle comprend quelques aliments transformés, conclut une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Harvard. Bien que de nombreux aliments ultra-transformés (AUT) aient ...

Publié le 29 juillet 2026

Les patients en psychiatrie doivent attendre plus longtemps à l'urgence

L'année dernière, un patient de l'Alberta a dû attendre 16 jours à l'urgence avant d'être admis dans une unité psychiatrique. Un autre, en Colombie-Britannique, a attendu un peu plus de neuf jours. Ces cas constituent des exceptions, mais les experts en santé mentale affirment qu’ils mettent en lumière une crise qui s’aggrave partout au pays: les ...