Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Événements météorologiques extrêmes

L'année 2024 devient la plus dévastatrice au chapitre des sinistres assurés au Canada

durée 12h00
24 septembre 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Les inondations survenues au Québec, la tempête de grêle qui s'est abattue sur Calgary, les feux de forêt qui ont détruit une partie de Jasper et d'autres inondations survenues en Ontario ont fait de 2024 l'année la plus dévastatrice concernant les sinistres assurés attribuables à des événements météorologiques extrêmes.

C'est ce que révèle mardi le Bureau d'assurance du Canada en se fondant sur des données préliminaires de Catastrophe Indices and Quantification Inc.

Réunis, ces quatre événements, qui se sont produits à moins de deux mois d'intervalle, ont entraîné des dommages atteignant plus de 7 milliards $ en sinistres assurés. Depuis le début de l'année, les événements météorologiques ont causé des dommages s'élevant à 7,7 milliards $.

L'année 2024 devient donc l'année la plus coûteuse au chapitre des sinistres assurés attribuables à des événements météorologiques extrêmes de l'histoire du Canada, et ce, même si elle n'est pas encore terminée.

L'année actuelle détrône ainsi 2016, qui avait été marquée par l'important feu de forêt de Fort McMurray, en Alberta, lors de laquelle les dommages assurés avaient atteint 6,2 milliards $. L'année 2013 vient au troisième rang, avec des dommages assurés de 4,0 milliards $.

«Ce fut un été dévastateur pour des centaines de milliers de Canadiens. Les tempêtes, feux de forêt et inondations ont été sans relâche», a soutenu la présidente et cheffe de la direction du Bureau d'assurance du Canada, Celyeste Power, dans un communiqué.

Selon Mme Power, les assureurs du pays ont reçu environ 228 000 réclamations, ce qui représente une augmentation de 406 % comparativement à la moyenne sur 20 ans.

«Ces événements s'intensifient à un rythme effréné et le Canada n'est tout simplement pas prêt», a-t-elle martelé.

Plus d'investissements réclamés

Plus tôt en septembre, le Bureau d'assurance du Canada avait déjà révélé que les vestiges de l'ouragan Debby, qui ont entraîné des inondations majeures au Québec les 9 et 10 août, étaient devenus «l'événement climatique le plus coûteux de l'histoire du Québec».

À 2,5 milliards $, ils surpassaient même la tempête de verglas de 1998.

De son côté, la tempête de grêle survenue à Calgary le 5 août a causé des dommages assurés d'une valeur de 2,8 milliards $. La tempête a provoqué des inondations qui ont touché environ une maison sur cinq dans la ville albertaine. L'aéroport a aussi été sévèrement affecté, au point où les travaux de réparation pourraient prendre au moins 18 mois.

Les inondations survenues à Toronto dans d'autres secteurs du sud de l'Ontario à la mi-juillet ont quant à elles coûté 940 millions $ en dommages assurés, alors que les coûts liés aux feux de forêt qui ont détruit une partie de la municipalité de Jasper, en Alberta, s'élèvent à 880 millions $.

Selon le Bureau d'assurance du Canada, ces données démontrent que les différents gouvernements doivent investir davantage dans l'adaptation aux changements climatiques.

«Ce n'est pas le moment de pointer du doigt, c'est plutôt le temps pour les gouvernements et le secteur privé de travailler ensemble pour mieux protéger les Canadiens et nos collectivités», a plaidé le vice-président, changement climatique et enjeux fédéraux, du Bureau d'assurance du Canada, Craig Stewart.

«C'est un problème pansociétal qui exige que tous les leaders et intervenants s'unissent pour créer un plan national d'action et faire en sorte que le Canada soit mieux protégé.»

Mathieu Paquette, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 18h00

Meta va alerter les parents si leur enfant aborde le sujet du suicide

Meta Platforms — l’entreprise derrière Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger — affirme avoir lancé de nouveaux outils destinés à alerter les parents et les premiers répondants canadiens lorsque des jeunes présentent un risque de suicide ou d’automutilation, mais au moins une experte estime que ces outils ne sont pas infaillibles. Ces ...

Publié hier à 15h00

Conduire trop vite coûte plus cher et n'économise pas de temps

Rouler à toute vitesse en voiture pour aller au travail, aller chercher les enfants à l'école ou faire les courses ne vous fait pas seulement gaspiller de l'argent en essence et rejeter des émissions nocives dans l'atmosphère, mais cela ne vous fait pratiquement pas gagner de temps, selon une nouvelle étude. C'est un sujet qui mérite réflexion, ...

Publié hier à 12h00

Les cellules souches pourraient contrer le parkinson

Une deuxième étude en quelques semaines permet d'espérer que les cellules souches puissent un jour être utilisées face à la maladie de Parkinson. La première étude avait été publiée au printemps par des chercheurs japonais, qui avaient reprogrammé des cellules provenant de donneurs en santé pour produire de la dopamine. Cette fois-ci, une équipe ...