Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Sensibilisation

Les Québécois ont un meilleur rapport avec l'alcool qu'il y a 35 ans, dit Éduc'alcool

durée 09h00
31 mai 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Le rapport des Québécois avec l'alcool a changé pour le mieux, bien qu'il ne faut pas cesser de sensibiliser la population sur les bonnes habitudes, conclut dans un rapport Éduc'alcool qui fête ses 35 années d'existence.

L'organisme à but non lucratif a d'ailleurs nommé pour l'occasion André Robitaille à titre de nouvel ambassadeur. Depuis 1989, l'organisation indépendante s'est affairée à informer et sensibiliser la population québécoise aux impacts de la consommation d'alcool.

Trente-cinq ans plus tard, des avancées majeures ont été réalisées, notamment en termes de consommation au volant, mais aussi la relation des Québécois avec les boissons alcoolisées a changé. Aujourd'hui, 60 % de la population déclare avoir une relation modérée avec l'alcool.

«Il y a encore du chemin à faire, certes, mais si on compare avec avant, c'est mieux», a déclaré en entrevue Geneviève Desautels, directrice générale d'Éduc'alcool. Elle souligne toutefois qu'il reste un 30 % de la population qui boit davantage de façon risquée. «Il faut continuer à les sensibiliser de la bonne façon pour que, eux, puissent faire des choix éclairés et non pas que nous on soit en mode prescriptif», dit-elle.

Il y a eu de grands changements par rapport à la modération, estime l'organisme québécois pionnier en matière de promotion de la consommation responsable. Mme Desautels se souvient d'images d'archives qui illustraient une banalisation de la consommation d'alcool et même de la surconsommation.

La fameuse image de la bière entre les deux jambes en conduisant, par exemple, était un comportement «pas du tout répréhensible», se rappelle Mme Desautels. Les mœurs ont bien changé et il est bien implanté de nos jours que lorsqu'on boit, on ne conduit pas. Il est monnaie courante d'avoir un chauffeur désigné, surtout pour les jeunes qui ont une tolérance zéro sur leur permis de conduire.

«On ne banalise plus à ce point la consommation d'alcool, on est dans une culture de modération», affirme Mme Desautels.

Elle a fait valoir que la science ne s'entend pas pour dire si l'alcool est nocif dès la première gorgée ou s'il y a des quantités à faibles risques. «C'est pour cela que chez Éduc'alcool, on dit: au-delà des quantités, ce qui est plus important, c'est pourquoi tu bois», indique la directrice.

Déguster un produit local, célébrer ou bonifier une expérience sont des habitudes de consommation à favoriser, contrairement à boire pour se dégêner dans une fête ou oublier sa charge mentale.

«On parle d'amener la population québécoise à faire des choix éclairés en matière de consommation responsable et on n'est pas dans la prescription de quantité, mais beaucoup plus dans la réflexion de sa relation avec l'alcool», résume Mme Desautels.

Une montée de la sobriété

Le rapport d'Éduc'alcool montre que 10 % de la population ne boit pas du tout.

«On l'a plus vu dans les dernières, mais il y a une non-stigmatisation des gens qui choisissent de ne pas consommer d'alcool, indique Mme Desautels. (...) Les gens veulent avoir un verre à la main parce que c'est socialement intéressant comme béquille, mais il n'est pas obligé d'avoir de l'alcool dedans et on questionne de moins en moins ce qu'il y a dans le verre de chacun parce que ça regarde chacun.»

L'un des défis d'Éduc'alcool pour les prochaines années est de déstigmatiser la consommation. Selon l'organisme, 25 % des personnes mentent à leur médecin sur leur consommation parce qu'ils sont gênés d'en prendre «trop» ou qu'ils n'en ont aucune idée.

L'organisme veut aussi s'attaquer à ce qui est en périphérie de l'alcool, comme la consommation de cannabis et les jeux de hasard.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

Le premier bébé de l'année 2026, au Québec, serait né dans la Capitale-Nationale

Le premier bébé de l'année 2026 au Québec serait né au CHUL du CHU de Québec-Université Laval, à 00 h 02 jeudi. Il s'agit d'une fille nommée Lessy-Ann, pesant 3970 grammes et mesurant 51,5 centimètres, a annoncé l'hôpital situé à Québec. Elle est la première enfant d'Alyson Brown-Tremblay et de Stéphanie Lévesque. Les mères et l'enfant se portent ...

Publié à 12h00

Le retour de maladies infectieuses de jadis qui étaient presque disparues au Canada

Syphilis, rougeole, tuberculose: l'année 2025 semble avoir été marquée par une certaine recrudescence de maladies infectieuses qui semblaient reléguées au passé. La directrice nationale de santé publique, la Dre Caroline Quach-Thanh, se dit préoccupée par le recul de la vaccination à l'échelle nationale. «La première chose qu'on va voir quand on ...

Publié à 9h00

L'ARC affirme qu'on lui doit plus de 10 milliards $ en prestations liées à la COVID

L’Agence du revenu du Canada (ARC) affirme qu’on lui doit 10,35 milliards $ en prestations liées à la COVID-19. Nina Ioussoupova, porte-parole de l’ARC, a déclaré qu’au 30 novembre, l’agence avait versé 83,5 milliards de dollars en prestations liées à la COVID-19 aux Canadiens, dont 45,3 milliards au titre de la Prestation canadienne d’urgence ...