Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Une technique pourrait rendre des cellules immunitaires plus efficaces face au cancer

durée 12h00
14 février 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Par La Presse Canadienne

Des chercheurs américains sont sur la piste d'une nouvelle technique qui pourrait permettre de multiplier par cent l'efficacité de certaines cellules immunitaires face aux cellules cancéreuses.

Et paradoxalement, c'est en étudiant les mutations génétiques qui voient les cellules T malignes causer un type de cancer (le lymphome) que les chercheurs de l'Université de la Californie à San Francisco et de l'université Northwestern ont identifié un gène qui pourrait démultiplier l'efficacité des cellules T saines, sans pour autant les rendre toxiques.

«Les auteurs (de l'étude) ont dit, attendez une minute. Si les cancers des lymphocytes T font en sorte que ces lymphocytes T-là vont survivre, proliférer et former des tumeurs, peut-être qu'il y a à l'intérieur de ces lymphocytes T cancéreux des messages qui pourraient améliorer la prolifération et la fonction des lymphocytes T normaux», a résumé le docteur Jean-Sébastien Delisle, un expert qui est notamment le directeur médical du Centre d’excellence en thérapie cellulaire de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Même si le domaine de l'immunothérapie est en pleine ébullition et est à l'origine des percées les plus prometteuses réalisées dans la lutte contre le cancer depuis une dizaine d'années, la thérapie ne peut pas pour le moment être utilisée chez tous les patients.

Le cancer reste un adversaire redoutable qui est passé maître dans l'art d'exploiter les ressources de l'organisme pour survivre. Il résiste aussi farouchement aux assauts du système immunitaire, au point où les cellules T ― qu'elles soient naturelles ou qu'elles aient été développées en laboratoire ― finissent par s'épuiser avant de l'avoir détruit.

La mutation génétique identifiée par les chercheurs américains confère toutefois aux cellules T saines des capacités supérieures qui leur permettent de survivre et de combattre plus longtemps dans l'environnement toxique généré par la tumeur. Les cellules T créées par ces scientifiques ont ainsi été en mesure d'attaquer et de détruire, chez des souris, des cancers de la peau, du poumon et de l'estomac.

Mais il est encore un peu tôt pour crier victoire, estime le docteur Delisle.

«(Les chercheurs américains) ont fait un suivi un peu court dans un modèle murin pour nous rassurer, a-t-il dit. Il faut comprendre qu'on joue avec le feu. On introduit des anomalies cancéreuses dans des lymphocytes normaux et la dernière chose qu'on veut c'est que ces lymphocytes-là ça cancérisent.»

L'étude permet de constater l'efficacité des lymphocytes T modifiés à court terme, a ajouté le docteur Delisle, «mais la plus grande force de l'immunothérapie, c'est sa capacité à durer dans le temps. Et ça, ça n'a pas encore été démontré».

La recherche et l'identification de gènes qui permettent d'améliorer l'efficacité des lymphocytes T demeurent malgré tout «une avenue de recherche extrêmement prometteuse», a conclu le docteur Delisle, et plusieurs équipes s'y intéressent à travers le monde.

Les conclusions de cette étude ont été publiées par la prestigieuse revue scientifique Nature.

Jean-Benoit Legault, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 13h00

Un été sous le signe de la sécurité à Notre-Dame-des-Prairies

À l'aube de la saison estivale, la Ville de Notre-Dame-des-Prairies renouvelle les mesures mises en place afin de favoriser un environnement sécuritaire et convivial dans ses espaces publics. Le Programme de cadets de la Sûreté du Québec, de même qu'une équipe de sécurité privée, contribueront tout au long de l'été à assurer une surveillance ...

Publié à 12h00

Les écrans pourraient interférer avec le développement du cerveau

Les jeunes guppys qui ont pu observer et interagir avec des poissons vivants ont développé un cerveau plus volumineux que ceux qui n'ont vu d'autres poissons que sur un écran, a constaté une équipe suédoise. Cette étude s'ajoute à la littérature qui suggère déjà que le développement normal du cerveau puisse être altéré par la place de plus en ...

Publié à 11h00

Le déménagement est une source importante d’anxiété selon un sondage

Un sondage réalisé par Google Surveys pour le compte de Best Buy Canada révèle que plus du tiers des Québécoises et Québécois (34,27 %) considèrent le déménagement comme l’un des événements les plus stressants de l’année. D’ailleurs, plus de la moitié (50,54 %) des répondants estiment que cette période est aujourd’hui plus anxiogène ...