Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Association américaine pour la recherche sur le cancer

Une découverte permet de mieux prévoir le risque de récidive du cancer du rein

Une découverte permet de mieux prévoir le risque de récidive du cancer du rein
Photo: La Presse Canadienne, 2023
durée

Des mutations génétiques présentes dans les tumeurs des patients atteints de cancers du rein permettraient de prédire leur niveau de risque de rechute, révèle une nouvelle étude publiée cette semaine dans le journal de l'Association américaine pour la recherche sur le cancer.

Un consortium international dirigé par une équipe de l’Université McGill, en collaboration avec l’Université de Leeds au Royaume-Uni, aurait réussi une importante percée dans la recherche sur le traitement du cancer du rein. Pour la première fois, des chercheurs sont parvenus à identifier les mutations génétiques associées à un plus grand risque de récidive de la maladie.

Le consortium impliquant 44 chercheurs de 23 institutions au Canada et en Europe a mené ses travaux sur une période de dix ans. Plus de 900 échantillons de tumeurs cancéreuses prélevées sur des reins de patients ont été analysés. On a isolé 12 gènes pour y observer la présence de mutations, puis les patients ont été divisés en groupes selon le nombre de mutations présentes.

Tout le travail de séquençage génomique ainsi que de l’interprétation des données a été effectué par le laboratoire de l’Institut de médecine génomique Victor Phillip Dahdaleh de l’Université McGill, à Montréal.

Les chercheurs ont pu constater que le risque de récidive de cancer augmentait significativement en fonction du nombre de mutations détectées. En résumé, 90,8 % des patients dont la tumeur ne contenait qu’une mutation du gène von-Hippel Lindau (VHL) étaient considérés comme étant guéris après cinq ans de rémission.

Toutefois, dès que l’on repère d’autres mutations génétiques, les risques de rechute augmentent. Ainsi le taux de rémission complète après cinq ans baisse à 80,1 % avec une mutation supplémentaire, à 68,2 % avec deux mutations supplémentaires, puis à 50,7 % avec trois mutations supplémentaires ou plus.  

Fort de ces résultats probants, les chercheurs espèrent pouvoir aider les oncologues dans l’élaboration des plans de traitement de leurs patients. En ayant la possibilité de faire analyser la tumeur de leur patient, les médecins pourront mieux évaluer le risque de récidive du cancer et ainsi établir une stratégie plus agressive ou plus douce à la suite de l’intervention chirurgicale pour retirer la tumeur.

Les auteurs de l’étude rappellent que, chaque année, plus de 400 000 personnes dans le monde, dont 8100 Canadiens, reçoivent un diagnostic de cancer du rein. Il s'agit tout de même d'un type de cancer peu commun alors qu'il ne représente que 3,2 % des cas de cancer au pays, selon Statistique Canada. La prévalence de la maladie est plus élevée chez les hommes que chez les femmes.

Le contenu en santé de La Presse Canadienne obtient du financement grâce à un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est l’unique responsable des choix éditoriaux.

Ugo Giguère, La Presse Canadienne

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Saint-Charles-Borromée adhère à la campagne « Sécurité et surdité à vélo »
Publié à 13h45

Saint-Charles-Borromée adhère à la campagne « Sécurité et surdité à vélo »

En appui à cette initiative nationale portée par Audition Québec, la Ville de Saint-Charles-Borromée, assure le relais de la campagne sur son territoire. Elle distribuera gratuitement, mais en quantité limitée, la trousse officielle à ses citoyens afin de rendre la surdité à vélo visible et de renforcer la sécurité des cyclistes ...

Concours d’embellissement Osez vert 2026 : participez et remportez gros!
Publié à 12h00

Concours d’embellissement Osez vert 2026 : participez et remportez gros!

La Ville de Joliette lance l’édition 2026 du concours d’embellissement Osez vert! Jusqu’au 3 juillet, les citoyens sont invités à inscrire leurs aménagements paysagers afin de contribuer à la beauté de leur milieu de vie et de courir la chance de remporter l’un des nombreux prix offerts. « L’embellissement d’une ville prend racine ...

La contraception gratuite coûterait 22 millions $ à l'État québécois
Publié à 12h00

La contraception gratuite coûterait 22 millions $ à l'État québécois

Rendre la contraception gratuite à travers la province coûterait environ 22 millions $ à l'État québécois, calcule l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) dans un rapport publié jeudi, qui s'intéresse aux répercussions de la gratuité des contraceptifs sur l’économie et la population du Québec. Cela prend ...