X
Rechercher
Publicité

À quand les ressources minérales vertes à Lanaudière?

Le budget 2022 fait réagir en révélant des lacunes évidentes de recyclage

durée 14h00
23 mars 2022
Angelique Villeneuve
durée

Temps de lecture :

2 minutes

Par Angelique Villeneuve, Journaliste

Les membres de la Coalition Québec meilleure mine déplorent le manque de mesures budgétaires structurantes visant à favoriser le recyclage et l’économie circulaire des minéraux, notamment le recyclage des batteries pour les véhicules électriques.

« Alors que Québec prévoit des centaines de millions en appui au secteur minier et des milliards pour l’électrification des transports, rien n’est prévu dans le budget 2022 pour accélérer le recyclage et l’économie circulaire des minéraux utilisés dans les technologies de transition énergétique », déplore Ugo Lapointe, porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine.

La Coalition déplore également le manque de mesures structurantes visant le renforcement de la capacité du Ministère de l’Environnement pour remplir sa mission de protection de l’eau, de l’air et du patrimoine naturel du Québec dans l’encadrement de toute la chaîne de production des ressources minérales, des mines aux produits finis.
 

Un budget aux lacunes évidentes pour le secteur des ressources minérales

On remarque un ajout de 15.0M $ à l’extraction et la valorisation des minéraux critiques, portant le total à 127.4 M$ depuis le Budget 2020. À l’inverse, aucune somme n'est prévue (0$) pour les secteurs du recyclage et de l’économie circulaire, par rapport aux 6.0 M$ annoncés dans le Budget 2021 et aux 18.0 M$ prévus dans le Budget 2020 pour le recyclage des batteries.

On peut souligner que le mot minier apparaît 29 fois dans le Budget 2022, par rapport à 17 fois dans le Budget 2021, et à 4 fois dans le Budget 2020. En contrepartie, les mots recyclage ou économie circulaire apparaissaient 26 fois dans le Budget 2020, 9 fois dans le Budget 2021, et une seule fois dans le Budget 2022.

Il est ajouté 38.5 M$ pour un Plan de gestion de l'amiante et des résidus amiantés, dont 38% (14.5 M$) seraient utilisés pour Accompagner et encadrer les partenaires, sans toutefois préciser ce que cela signifie.

Il est mentionné un ajout de 27.7 M$ pour Réduire la pollution atmosphérique et sonore, dont un programme pour soutenir l’atteinte des normes de qualité de l’air, notamment en matière de nickel, et devrait répondre aux enjeux actuels posés par l’extraction, l’entreposage et le transbordement de ce minerai.” Cependant, bien que l’objectif soit louable, sa mise en oeuvre va à l’encontre du principe pollueur-payeur.

Pour finir, aucune somme n’est prévue pour moderniser les cadres actuels et renforcer la capacité des municipalités, MRC et Nations Autochtones dans l’établissement des Territoires incompatibles à l’activité minière prévus à la Loi sur les mines du Québec.

Il y a, en effet, de quoi faire réagir le secteur des ressources minérales face à l'évidence des lacunes entourant le recyclage en 2022.

commentairesCommentaires

0

Pour partagez votre opinion vous devez être connecté.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Variole simienne: la Santé publique explique les mesures à prendre

Le Dr Luc Boileau a tenu une conférence de presse aujourd’hui pour venir expliquer aux citoyens comment reconnaître la variole simienne ou communément appelée variole du singe et quelles mesures devrait-on prendre.  Il a débuté en mentionnant que nous étions loin de la contagiosité et de l’ampleur de la COVID-19, mais qu’il était bon de ...

Joliette reconnue pour sa préservation de la biodiversité

La Ville de Joliette a reçu le 17 mai dernier une attestation de niveau 2 et 2 étoiles pour la préservation et la mise en valeur de la biodiversité, lors du Salon des technologies environnementales du Québec. Organisé par Réseau Environnement, le Salon tenait sa toute première cérémonie de reconnaissance du programme d’excellence pour la ...

durée Hier 17h00

Les journalistes souffrent de niveaux «alarmants» de stress, suggère un sondage

Les travailleurs canadiens de l’information souffrent de niveaux «alarmants» de stress et de traumatismes liés au métier, selon un nouveau rapport, et les chercheurs réclament un soutien accru pour aider les journalistes à faire face à la couverture de la COVID−19 et d’autres crises dans l’actualité. Les résultats, basés sur 1251 réponses ...