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Répercussions de la pandémie sur les élèves ayant des TA

Le 47e Congrès annuel de l'Institut des troubles d'apprentissage redouble de compétence

durée 14h00
21 mars 2022
Angelique Villeneuve
durée

Temps de lecture   :  

3 minutes

Par Angelique Villeneuve, Journaliste

Afin d'amoindrir l'impact de la situation sur le parcours scolaire des élèves et d'outiller les professionnels à faire face à l'avenir, l'Institut des troubles d'apprentissage tiendra son 47e congrès annuel entièrement virtuel, du 23 au 25 mars prochains, organisé cette année sous la thématique Cœur - Tête - Mains : Agir avec bienveillance et compétence.

En effet, la période de mars 2020 jusqu’à aujourd'hui a été hors de l'ordinaire dans le domaine de l'éducation, alors que les besoins des jeunes ayant des défis d'apprentissage ont été exacerbés par la pandémie.

Ainsi, le plus grand événement en éducation inclusive en Amérique du Nord accueillera 120 conférenciers experts sur une foule de sujets visant à enrichir les connaissances et les pratiques professionnelles en éducation.

« Cette année encore, nous avons adapté le Congrès à la nouvelle réalité de l'enseignement, afin de répondre concrètement aux besoins sur le terrain. De nombreux professionnels sont malheureusement à bout de souffle et à court de ressource pour soutenir la réussite scolaire et éducative. En complémentarité avec les services existants, l'Institut TA est là pour offrir de la formation continue, soutenir et épauler les intervenants scolaires », souligne Lucille Doiron, directrice générale de l'Institut des troubles d'apprentissage.

Il est important de rappeler que durant la dernière décennie, le nombre de jeunes identifiés handicapés ou ayant des difficultés d'adaptation ou d'apprentissage a plus que doublé, passant de 100 000 à plus de 241 500. 

Le taux de diplomation de ces élèves avec difficulté, après 7 ans au secondaire, n'est toujours que de 38 %. Il est donc primordial de se concentrer sur le bien-être et la réussite scolaire de ces jeunes à besoins particuliers. 

En effet, il faut tirer profit des apprentissages et saisir les occasions créées par la crise sanitaire pour voir plus loin et envisager comment adapter les pratiques d'enseignement à l'après-pandémie.

Afin d’allier bienveillance et compétence, ce Congrès annuel d'envergure réunira près de 2 000 professionnels de l'enseignement qui pourront assister à des conférences, dont plusieurs de calibre international, abordant notamment les thèmes de la bienveillance, de l'inclusion et de l'importance de la formation continue.

Le Dr Égide Royer, psychologue et président d'honneur du Congrès, nous rappelle l'importance de tout mettre en œuvre pour que nous puissions reconnaître les signes de détresse chez les jeunes.

« Nous n'avons qu'à penser aux problèmes de santé mentale vécus par plusieurs jeunes ainsi qu'aux retards scolaires liés aux apprentissages non réalisés, entre autres, par les élèves à besoins particuliers. On doit reconnaître que les deux dernières années ont été pleines de rebondissements. Pour s'adapter, nous avons dû faire plusieurs choses autrement. Nous devons continuer à apprendre de cette pandémie en développant des occasions d'apprentissage, en misant sur le potentiel de chaque élève » s'est-il exprimé.


Une présentation de prestige qui s'annonce enrichissante

En plus de la conférence d'ouverture d'Égide Royer intitulée Les problèmes émotifs et comportementaux à l'école : une sélection de pratiques exemplaires pour enseignants et éducateurs spécialisés, les participants du Congrès bénéficieront d'une programmation riche et diversifiée.

On pourra ainsi y découvrir des conférences portées par des conférenciers passionnés tels que le professeur Steve Masson de l'Université du Québec à Montréal, le leader et coach de l'escouade EDU Marius Bourgeoys, l'orthophoniste, chroniqueuse et auteure Agathe Tupula Kabola, ainsi que la professeure agrégée, Mélanie Paré, de l'Université de Montréal, présente en collaboration avec le CQJDC.

Il y aura aussi des conférences avec des experts anglophones, dont le professeur Andy Hargreaves de University of Ottawa, la professeure émérite Kathleen Gallagher de University of Toronto et la professeure émérite Dr Suzan Bazyk de Cleveland State University en Ohio.

Aussi, seront présentées des conférences midi axées sur le partage d'expériences avec notamment Charles Tisseyre, Nicolas Duvernois, Temple Grandin, Shelley Moore et Ricardo.

De plus, on aura accès à des conférences de clôture de Sue Swenson, présidente d'Inclusion International, anciennement secrétaire adjointe au Bureau de l'éducation spéciale et des services de réadaptation du ministère de l'Éducation des États-Unis d'Amérique et de la psychologue et auteure Dre Rose-Marie Charest, ancienne présidente de l'Ordre des psychologues, qui nous conviera à réfléchir sur notre santé psychologique au quotidien.

Le programme et sa variété s'étend à plus encore.

Pour découvrir l'ensemble de la programmation, ainsi que pour s'inscrire joindre la page Web institutta.com/evenements/congres-annuel-2022

Rappelons que l'Institut TA met son expertise en matière de troubles d'apprentissage à profit afin d'assurer l'égalité des chances des personnes qui vivent avec un trouble d'apprentissage, de leur permettre de développer pleinement leur potentiel et de contribuer positivement à la société.

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