Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

5 causes sont plus souvent mentionnées

Le désengagement policier bien présent au Québec, selon une étude

durée 12h00
24 novembre 2021
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
Jean-Francois Desbiens
email
Par Jean-Francois Desbiens, Journaliste

Selon une étude réalisée par le Centre de recherche et de développement stratégique de l'École nationale de police, le désengagement policier serait bien présent au Québec.

Qu'est-ce que le désengagement policier? Le désengagement policier est ce phénomène qui mène des policiers à se retirer de certaines interventions ou à s'abstenir complètement d'intervenir alors qu'ils auraient dû intervenir.

Démotivation, découragement, baisse d'attachement et d'intérêt à la profession, démobilisation, indifférence … sont parmi les états d'esprit évoqués par les policiers qui ont participé à l'étude.

Ces états d'esprit se traduiraient par une baisse des efforts et de l'implication au travail, l'hésitation à intervenir qui mène parfois à ne pas intervenir du tout et parfois à « regarder à gauche quand ça se passe à droite ».

Cinq causes sont parmi les plus souvent mentionnées concernant le désengagement policier :

1. Les craintes de répercussions ou de conséquences;

2. Les critiques du public et la méconnaissance du métier de policier;

3. Le manque de soutien organisationnel;

4. Le sensationnalisme médiatique;

5. La perception du sentiment d'injustice.

Objectifs et méthodologie

Amorcée en janvier 2021, cette étude a comme objectifs de documenter l'existence du phénomène de désengagement policier au Québec et d'en identifier les causes.

Un appel a été lancé à tous les policiers québécois afin de recruter des participants. 186 policiers québécois ont répondu à l'appel et 21 d'entre eux ont été choisis aléatoirement pour des entrevues.

Dès janvier 2022, un questionnaire en ligne sera lancé auprès de la communauté policière québécoise afin de valider les grands constats obtenus lors de la première phase de l'étude.

Selon les conclusions de l'étude, l'École nationale de police du Québec ajoute qu'elle verra à bonifier son offre de formations de façon à sensibiliser à l'existence du phénomène, à mettre en place des stratégies de prévention et à développer une approche de soutien aux gestionnaires.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 12h00

Un vaccin développé au Québec pourrait protéger les enfants de trois maladies

Un vaccin en cours de développement par une équipe de l'Université Laval pourrait un jour protéger les tout-petits de trois maladies différentes, dont le redoutable virus respiratoire syncytial (VRS). Il s'agirait du tout premier vaccin contre les virus respiratoires pour les enfants de six mois à cinq ans. «En ce moment, il faut savoir qu'il ...

Publié à 9h00

Qualité de l'air: les décisions de Trump risquent d'affecter la santé des Canadiens

Plusieurs décisions de l’administration Trump risquent d’avoir un impact sur la qualité de l’air au Québec et au Canada et, par conséquent, sur la santé de la population. Deux Canadiens sur trois vivent à moins de cent kilomètres de la frontière avec les États-Unis et l’air qu’ils respirent contient, en raison des vents dominants, des polluants ...

Publié hier à 18h00

Le jeûne intermittent pourrait profiter aux patients atteints d'une MII

Le jeûne intermittent semble soulager les symptômes des patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (MII) comme la maladie de Crohn, ont constaté des chercheurs canadiens. Plus spécifiquement, les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université de la Colombie-Britannique ont mesuré une réduction importante de l'activité ...