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Mêlée de presse sur les féminicides

« La violence envers les femmes doit cesser »

Geneviève Guilbault et Isabelle Charest
Photo: Émilie NadeauGeneviève Guilbault et Isabelle Charest
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« La violence envers les femmes doit cesser », a exprimé la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, lors d’une mêlée de presse tenue ce matin.

Avant d’entendre les questions des médias, la ministre a présenté un discours sur la violence conjugale en lien avec les derniers évènements recensés dans la province. « Il y a eu sept féminicides en sept semaines au Québec. Sept tragédies qu’on ne peut pas accepter comme femme, comme gouvernement et comme société. »

La pandémie ne doit pas empêcher les femmes de s’enfuir
D’abord, Geneviève Guilbault s’est adressée aux femmes qui sont victimes, à celles qui ont peur, qui sont dans des situations à risque.

« Le contexte de la pandémie et les mesures ne doivent jamais vous empêcher de demander de l'aide et de quitter un milieu qui est à risque pour vous ou vos enfants. Toutes les ressources sont toujours disponibles. »

D’après la ministre de la Sécurité publique, une femme qui fuit un foyer violent ne sera pas inquiétée par les policiers, le couvre-feu ou quoi que ce soit. « Il n’y a aucune restriction qui existe pour une femme qui doit quitter un milieu violent. Et il n’y a aucune entrave pour l'accès à l’aide disponible pour les femmes actuellement », a-t-elle précisé.

Les hommes doivent aussi demander de l’aide
« La prévention c’est important, mais il y a aussi la répression », de souligner Mme Guilbault.

Selon des statistiques préliminaires, il y a une augmentation de 12 % des signalements liés à de la violence conjugale auprès des corps de police. « Cela découle de la conscientisation », d’après la ministre. Ces statistiques indiquent également qu’il y a 45 % d’accusations en plus, c’est à dire plus d’enquêtes pour mener à ses accusations.

« Cela signifie que dans l'ensemble il y a plus de répression et donc plus de procès autour de la violence conjugale. C'est un pas dans la bonne direction, il faut que les gens comprennent que cette violence-là n’est pas impunie au Québec. »

Le message de cette femme politique portait également à prévenir les citoyens qu’un homme violent, de quelques façons que ce soit, ne peut vivre tranquillement au Québec sans être inquiété par le système judiciaire.

« Et sur une note plus préventive, j’encourage les hommes à continuer à demander de l’aide ! » 

D’après ce que disent les responsables d’organismes qui viennent en aide aux hommes violents, il y a plus de demandes d’hommes qui cherchent de l’aide depuis quelques semaines. Ce constat est probablement lié à la pandémie ainsi qu’à la campagne déployée par le gouvernement en ce moment sur les médias. « C’est une bonne chose » se réjouit la Vice-première ministre. « L’aide est disponible et on ne peut tolérer que des hommes soient violents que ce soit physiquement ou psychologiquement. »

Financement de ressources
La ministre de la Condition féminine, Isabelle Charest, qui se tenait aux côtés de Geneviève Guilbault lors de cette mêlée, a rappelé que le gouvernement s’investit financièrement auprès des ressources d’aides.

Au mois de décembre, c’est 180 millions de dollars qui avaient été annoncés pour combattre la violence conjugale. Les deux femmes ont d’ailleurs rappelé aujourd’hui que cet argent est en ce moment utilisé et réparti sur différents processus de prévention.

Qui plus est, le gouvernement a rehaussé le financement des maisons d’hébergement de 30%.

« On sait qu’il y a encore beaucoup à faire et si on a besoin de plus d’argent, on mettra plus d’argent », ont soutenu Mme Guilbault et Mme Charest. 

« La série de féminicides qu’on a vue dans les dernières semaines est inacceptable et on doit continuer d’agir. Ce n'est définitivement pas le Québec qu’on veut laisser à nos filles et à nos garçons », de dire la ministre de la Condition féminine.

Un devoir sociétal
Pour finir, la ministre de la Sécurité publique s’est adressée à l’ensemble de la société.

« Le gouvernement prend ça très au sérieux, mais c’est aussi une responsabilité de la société. Si vous voyez une personne qui est à risque d'être violent ou d'être une victime, n'hésitez pas à les orienter vers l’aide nécessaire. Secourez ces gens-là. »

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