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2 octobre 2020 - 06:00

Point sur la COVID-19

Le CISSS de Lanaudière garde à l'oeil les deux MRC du Sud

Par Salle des nouvelles

En point de presse hier, le Dr Lessard, directeur régional de santé publique et Daniel Castonguay, PDG du CISSS de Lanaudière a expliqué que c'était dans une perspective de prévention que les changements de niveaux d'alerte avaient été faits dans Lanaudière.

Pour mieux faire état de la situation, le Dr Lessard a mentionné que les cas avaient doublés en 7 jours dans la région, passant de 91 à 197, ce qui représente de 35 à 40 cas de plus par jour.

Une large majorité des cas sont les moins de 60 ans

Dans le sud, ces chiffres ont triplé, passant de 57 à 162. De fait, le CISSS de Lanaudière surveille de près les deux MRC du Sud, soit L'Assomption et Les Moulins.

Dans le nord, c'est Montcalm qui a connu la plus forte augmentation : de 6 à 21 en 7 jours. Toutefois, le Dr Lessard a précisé qu'il n'y avait pas d'éclosion majeure dans la région de Montcalm. Ce seraient davantage des cas isolés, peu reliés les uns avec autres.

Quant à Joliette qui inquiétait, la situation s'est améliorée car les cas ont diminués.

Par ailleurs, il a indiqué que 180 des 197 cas des derniers 7 jours étaient de moins de 60 ans et seulement 17, de plus de 60 ans.

Le Dr Lessard a également souligné l'initiative de la MRC de Joliette avec sa campagne de sensibilisation.

Les écoles peu touchées

Il a mentionné qu'il y avait peu de cas dans les écoles. Seulement 15 milieux ont des cas, dont 6 avec plus d'un cas. En tout, 32 enfants se sont révélés positifs. Six CPE quant à eux ne présentent qu'un cas chacun.

Où sont les cas ?

Ce sont 30 % dans la même maison: les personnes l'ont contracté à l'extérieur et se sont transmis le virus entre eux, en famille.

Ensuite, on compte 24 % de cas de transmission communautaire et 10 % dans les milieux de travail.

La région compte 58 municipalités. Le Dr Richard Lessard a indiqué qu'il n'y a pas une ville en particulier ciblée en particulier, même si deux MRC (celles du Sud) sont plus étroitement surveillées. La raison principale de ce phénomène est due au fait qu'il y a au moins 30% des cas qui s'infectent dans le milieu familial ou lors des réunions entre amis.

« C'est sûr que pour arrêter la transmission, nous demandons au cas positif de s'isoler pour 10 jours, c'est l'intervention la plus efficace, a-t-il ajouté. Mais nous savons aussi que pas tout le monde n'a de maison assez grande pour s’isoler. C'est un vrai défi. »

Daniel Castonguay a précisé que dans les services du CISSS, il n'y avait qu'un seul cas en soins intensif. Aucune éclosion n'est recensée dans les milieux de soins, mais un cas a été compté dans un CLSC. Toutes les personnes concernées ont été retirées du travail.

Le CISSS « prêt » pour la 2e vague

Le PDG du CISSS de Lanaudière a poursuivi sur la préparation à la seconde vague: selon lui, le CISSS est prêt, notamment grâce à ce qui a été appris lors de la première 1re vague. Les travaux les plus accentués sont ceux effectués en amont des éclosions, le but premier restant d'éviter toute éclosion dans les milieux de soins.

« Nous disposons de leviers que nous n'avions pas ou peu lors de la première vague, comme les équipements de protection individuels et une meilleure connaissance du virus pour éviter les multiples transmissions », a-t-il complété.

Un délestage sera effectué au besoin si des besoins de plus de main-d’oeuvre se fait sentir dans les différentes étapes de cette seconde vague.

Par ailleurs, 5000 tests de dépistage de la COVID-19 sont effectués par semaine. Autour du 21, 22 et 23 septembre, les personnes testées ont toutefois dû faire face à des délais anormalement longs « voire inacceptables », a admis le PDG Castonguay, qui a assuré que ces délais se résorbent et repassent autour de 24h à 48h pour la réponse.

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