COVID-19
Violence conjugale et pandémie : la Maison d'accueil La Traverse redouble d’efforts
Depuis le début de la pandémie, la maison d’aide et d’hébergement La Traverse, membre du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, multiplie les initiatives pour continuer d’offrir ses services aux femmes et aux enfants victimes de violence conjugale, et ce en toute sécurité pour leur santé.
« Nous voulons rassurer les femmes qui nous contactent, notre maison est ouverte et les intervenantes sont là pour les aider à quitter leur conjoint violent et cela sans risque pour leur santé », explique Anne-Marie Jeansonne, intervenante. « Ce qui nous aiderait aujourd’hui, c’est d’avoir accès aux tests de dépistage pour les femmes qui doivent être hébergées, nous pourrions les accueillir beaucoup plus rapidement dans la maison », ajoute-t-elle.
Continuer d’accueillir et de rejoindre les femmes et les enfants victimes de violence conjugale
Depuis le début de la pandémie, la maison est proactive pour garantir la sécurité et la santé des femmes hébergées et de leurs enfants et pour continuer d’offrir ses services à celles qui en ont besoin.
Parmi ces actions, des nouvelles mesures sanitaires ont été instaurées dans les maisons d’hébergement, des représentations ont été faites auprès du gouvernement pour faciliter l’accès et le séjour des femmes en maison d’hébergement et de nouveaux moyens ont été mis en place pour aider les femmes victimes de violence conjugale qui ne pourraient téléphoner à joindre des ressources.
À cet égard, la collaboration des commerces essentiels a été sollicitée et il est possible de contacter une intervenante via la messagerie disponible sur le site web de l’organisme. La maison est également en lien étroit avec SOS violence conjugale afin que les femmes puissent avoir accès en un seul appel à une maison d’hébergement.
Le dépistage rapide, l'un des gages de réduction de la quarantaine
Pour éviter la propagation du virus et ainsi protéger la santé des femmes déjà présentes dans la maison et des équipes de travail, un lieu alternatif a été trouvé pour permettre aux femmes, qui tentent actuellement de fuir la violence conjugale, de faire une quarantaine avant d’intégrer une maison d’hébergement.
Toutefois, confrontées à un protocole strict à respecter, pour une période de deux semaines, certaines femmes vont finalement se résoudre à rester avec leur conjoint violent. « Nous sommes inquiètes pour ces femmes et nous cherchons à diminuer les inconvénients relatifs au confinement », indique Anne-Marie Jeansonne. « Tester toutes les femmes dirigées vers le lieu alternatif d’hébergement permettrait de réduire grandement la période de quarantaine, de les accueillir plus rapidement en maison et donc d’avoir davantage de places disponibles dans ce lieu alternatif. Cela ferait toute la différence pour ces femmes », poursuit-elle.
En cette période difficile, il est important de trouver des moyens efficaces pour aider les femmes violentées, c’est pourquoi La Maison d’accueil La Traverse presse le gouvernement d’ouvrir l’accès aux tests aux femmes victimes de violence qui demandent à être accueillies en maison d’hébergement.
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