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En 2019, 16 décès sont survenus dans la région de Lanaudière

La santé-sécurité au travail doit devenir une priorité nationale, selon le CSN

Selon le Conseil central de Lanaudière - CSN, le contexte actuel doit favoriser une prise de conscience générale quant à l’importance de la santé et de la sécurité dans les milieux de travail.
Photo: Courtoisie shutterstockSelon le Conseil central de Lanaudière - CSN, le contexte actuel doit favoriser une prise de conscience générale quant à l’importance de la santé et de la sécurité dans les milieux de travail.
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La CSN soulignait hier, mardi 28 avril, la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail en invitant les gouvernements à faire de la santé et sécurité au travail une priorité nationale, particulièrement dans le contexte de pandémie liée à la COVID-19.

Des chiffres en baisse, mais toujours préoccupants pour l’année 2019

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé les statistiques pour l’année 2019 dans la région de Lanaudière. Cette année encore, un nombre trop élevé de Lanaudoise et de Lanaudois ont péri au travail, soit un total de 16. De ce nombre, on compte quatre décès à la suite d’un accident et 12 à la suite d’une maladie professionnelle.

« Année après année, nous appréhendons ce triste bilan, car il illustre à quel point il y a urgence d’agir pour améliorer la protection des travailleuses et des travailleurs, quel que soit le secteur d’activités. Nous ne cesserons pas d’interpeller les gouvernements tant et aussi longtemps que les dispositions législatives et les mesures appropriées ne seront pas adoptées », affirme Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

Des réformes urgentes réclamées

La CSN milite depuis des années afin de revoir l’application de la Loi sur la santé et la sécurité du travail. Rappelons que les mécanismes de prévention prévus dans cette loi ne s’appliquent qu’à environ un cinquième des travailleuses et des travailleurs du Québec. Les mécanismes de protection peuvent faire la différence, mais la loi actuelle n’oblige qu’à les appliquer à deux groupes prioritaires définis selon les secteurs économiques des années 70.

Le CSN espère que la révision législative qui sera proposée par l’actuel gouvernement viendra corriger cet important retard, car avec chaque année qui passe, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui en font les frais.

Déjudiciariser le système pour préserver la loi sur les accidents et les maladies professionnelles

Dans cet ordre d’idées, il est également essentiel selon le syndicat de préserver les dispositions de la Loi sur les accidents de travail et les maladies professionnelles. Il importe que cette loi demeure entière afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs de toucher les indemnisations auxquelles ils ont droit. Pour y arriver, il est nécessaire de déjudiciariser le système, car actuellement, une tendance lourde est en train de s’installer selon laquelle certains travaillent fort pour se dégager de leurs responsabilités en matière d’indemnisation.

Selon le Conseil central de Lanaudière - CSN, le contexte actuel doit favoriser une prise de conscience générale quant à l’importance de la santé et de la sécurité dans les milieux de travail.

Une protection à deux vitesses selon les milieux de travail

Pour la structure syndicale, la crise du moment illustre la pertinence d’adopter une législation assurant des mécanismes de protection à l’ensemble des milieux de travail. « Nous sommes disposés à travailler de pair afin d’atteindre cet objectif, mais il revient au gouvernement de proposer une réforme à la hauteur des défis », selon le CSN.

La présidente du CSN, Patricia Rivest, est d’avis qu’il est grand temps de s’occuper concrètement de santé et de sécurité au travail, et ce, même dans des milieux où il est habituellement moins fréquent d’en discuter. 

Avec le Covid-19, les secteurs prioritaires sont actuellement les seuls disposant de mesures fortes pour assurer la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs. Cependant, trop peu de personnes sont couvertes par ces mesures. « C’est un bon moment pour élargir la portée des mécanismes de protection », souligne Guillaume Granger, vice-président au Conseil central de Lanaudière et responsable du dossier de santé et de sécurité au travail.

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