Éditorial
Réapprendre…la clé du succès de ce confinement forcé
Depuis maintenant près d’une semaine, réapprendre est un mot qui prend tout son sens. Parce que c’est ce qu’on doit faire: on réapprend à travailler, à s’entraîner, à cuisiner, à s’amuser, à relaxer, à prendre du temps pour soi et surtout à s’aimer et à communiquer.
C’est jeudi dernier que le mot d’ordre est arrivé: s’enfermer. À la maison seul, en couple ou en famille. Ne plus sortir, pouvoir se divertir à sa guise ou aller et venir comme on le veut. Difficile à expliquer à des enfants à qui on répète d’aller jouer dehors…
Étant dans la trentaine, j’ai quelques souvenirs de la crise du verglas de 1998, mais sans plus. Je me souviens que nous étions, avec mes parents et mes deux soeurs, confinés au sous-sol de notre maison, en campagne, incapables de sortir et sans électricité. Je me souviens que l’on cuisinait nos repas sur un petit poêle de camping au propane. Mais aujourd’hui, nous avons la « chance », si on peut employer ce mot, d’avoir encore de l’électricité pour nous chauffer, pour avoir de l’eau chaude, faire du lavage ou autre.
Bien sûr nous sommes privés de liberté. On ne peut pas vaquer à nos occupations normales, sauf à partir de la maison. Mais si nous prenions cet événement exceptionnel du bon côté? C’est une chance de passer du temps en couple ou en famille. Pourquoi ne pas jouer à un jeu de société? Aller marcher à l’extérieur ou simplement avoir une conversation avec fiston ou fillette?
Pourquoi ne pas leur apprendre à cuisiner, à faire un casse-tête ou écouter un film en famille? Pourquoi ne pas bouger tous ensemble. Pour en revenir à la crise du verglas de 1998, je me souviens que nous étions prisonniers du sous-sol de notre bungalow, mais nous étions heureux. On jouait aux cartes à la lueur des chandelles pendant que mon père remplissait le poêle à bois pour s’assurer que le froid ne gagne pas notre domicile.
À l’époque, mon père avait eu congé de boulot pendant près de deux semaines et tout ce que l’on avait à faire étaient d’être ensemble. C’est encore le cas, vingt ans plus tard, alors que le Québec, voire le monde, traverse une crise sans précédent.
Alors, amusez-vous, reposez-vous, jouez, riez, mais surtout prenez soin de vous, de vos proches et de grâce, respectez les consignes émises par le gouvernement. Demeurez à domicile et profitez de cette période difficile pour communiquer avec vos proches via Facebook, Skype ou Messenger. Il faut bien que la technologie serve à quelque chose et pas juste à nous divertir en ce temps de crise.
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