Publicité
9 janvier 2020 - 13:30 | Mis à jour : 13:32

Pour protéger les services aux citoyens

Intersyndical de Terrebonne : les employés municipaux unis

Par Salle des nouvelles

Pour la première fois dans l’histoire de la Ville de Terrebonne, tous les syndicats des employés municipaux ont décidé de s’unir et de s’organiser sous une bannière commune : l’Intersyndical de Terrebonne. Dans la dernière année, les décisions du maire Plante, à commencer avec l’embauche d’Alain Marcoux, "réputé pour son récent saccage des services publics à Montréal" selon un membre de l'Intersyndical, donnent de l'inquiétude aux employés municipaux. C’est pourquoi l’Intersyndical a donné hier le coup d’envoi à sa campagne #ProtégeonsNosServices.

À travers ce mouvement, les employés de Terrebonne se rangent du côté des citoyens, et s’engagent à défendre la qualité des services municipaux. La campagne #ProtégeonsNosServices se déroulera sur plusieurs mois et aura pour but d’informer la population sur ce qu’il se passe actuellement avec leurs services publics ici à Terrebonne.

Le bilan de Marcoux "sème l'inquiétude"

Avec à ses côtés un gestionnaire tel qu’Alain Marcoux, le maire Plante dit vouloir accroitre la performance de la Ville de Terrebonne. À son embauche, M. Marcoux a souligné qu’il souhaitait développer une culture d’amélioration continue des services aux citoyens. Or pour atteindre des finances publiques performantes, M. Marcoux, à Québec comme à Montréal, se tourne vers une restructuration de l’organigramme municipal et des coupures importantes dans les services.

« Ces deux types de choix politiques ont des impacts sur la qualité des services aux citoyens et vont à l’encontre d’une amélioration continue de ceux-ci, poursuit l'Intersyndical. À Montréal le Plan quinquennal de main-d’œuvre de M. Marcoux planifiait de supprimer 2200 emplois entre 2014 et 2018. L’abolition d’autant de postes fait certainement économiser de l’argent à la ville, mais à quel prix pour les citoyens ? »

« Les employés ayant survécu aux coupures de l’ère Marcoux s’en souviennent avec une grande amertume. À Montréal, on attribue à l’ère Marcoux les premières coupures dans le budget du service incendie. On parle de plus de 50 postes qui ont été supprimés et plusieurs unités qui ont dû être fermées, en plus bien sûr, des relations devenues difficiles entre la Ville et les employés », a souligné Sylvain Roy, président du Syndicat des pompiers de la Rive-Nord.

Prévenir la répétition de l'histoire à Terrebonne
 
À Québec et à Montréal, les mandats de M. Marcoux avaient pour but le redressement des finances publiques. Sauf qu’à Terrebonne, l’Intersyndical souhaite prévenir que l’histoire se répète, il s’agit d’ailleurs d’un des objectifs de l’alliance.

« Dans un sondage Mainstreet qui est sorti en novembre dernier, on note que 47,5 % des citoyens de Terrebonne jugent ne pas en avoir pour leur argent avec l’administration Plante. On parle presque d’un citoyen sur deux. On hausse les taxes, mais les services publics ne satisfont plus les citoyens, c’est inacceptable », témoigne Guillaume Tremblay, président du Syndicat des employés-es manuels de la Ville de Terrebonne – CSN.
 
« Depuis deux ans, les taxes municipales ont augmenté de plus de 10% et pourtant, on craint avec raison que les économies se fassent sur le dos des services publics. Que vaut le redressement économique de notre ville si on n’a plus les services de qualité qu’on avait auparavant ? », s’est exclamée Chantal Riopel, présidente du Syndicat des cols blancs de Terrebonne – SCFP.

 
Selon Patrick Lepage, président de la Fraternité des policiers de Terrebonne – FPMQ les citoyens sont inquiets parce qu’au printemps 2015, alors que M. Marcoux était DG de la Ville de Montréal, on a tenté de couper 250 policiers pour économiser de l’argent sur le dos de la sécurité de la population.

Entre tous ces témoignages, pas de lecture entre les lignes car tout est clair : la similitude entre le mandat de M. Marcoux à Montréal et son mandat à Terrebonne est beaucoup trop grande pour ne pas s’inquiéter. 

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Le Journal de Joliette se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Le Journal de Joliette collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.