Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

L'entreprise lanaudoise Robert Hydraulique fait partie des signataires

Des entreprises manufacturières dénoncent l’inaction du gouvernement en matière d’immigration

durée 12h00
10 décembre 2019
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Une vingtaine de grandes, moyennes et petites entreprises du Québec, dont l’entreprise lanaudoise Robert Hydraulique (à Lanoraie) ont dénoncé le manque d’action du gouvernement en termes d'immigration alors que l'ensemble du Québec connaît une forte pénurie de main d'oeuvre, dans une lettre ouverte des Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ). Le document somme la CAQ d’agir rapidement.

D'après la MEQ, 19 400 serait le nombre de postes vacants à pourvoir dans les entreprises manufacturières partout au Québec. Les Manufacturiers et exportateurs du Québec soulignent un paradoxe: partout, la pénurie de main-d'oeuvre au Québec est décriée. "Pendant ce temps les impacts sont dévastateurs : refus de nouveaux contrats et d’opportunités d’affaires, ralentissement des investissements et du développement de nouveaux produits, embauche de candidats sous-qualifiés, et ce n’est que la pointe de l’iceberg."

Pour les signataires de la lettre, le meilleur moyen de créer de la richesse pour le Québec est d’exporter le savoir québécois, l'expertise, les produits. En rappelant que le secteur manufacturier représente 24 000 entreprises à travers le Québec, 445 000 travailleurs et 89 % des exportations.

Mesures insuffisantes

Selon l'organisation, le problème est clair: il n’y a tout simplement pas assez de travailleurs qualifiés disponibles pour répondre aux besoins.

L’automatisation et la robotisation sont certainement, à ses yeux, des avenues à considérer pour faire face aux défis de main-d’œuvre. Or, le manque de travailleurs qualifiés est un obstacle important à l’adoption de nouvelles technologies numériques, selon la BDC. "Cette avenue ne peut donc pas à elle seule répondre à ces défis", tranche la MEQ.

Favoriser l’immigration permanente

Les entreprises expliquent être volontaires pour accueillir plus d’immigrants pour combler les nombreux emplois disponibles. Ensuite, l'organisation demande davantage de flexibilité pour "s’adapter à la réalité des travailleurs", en mettant en avance l'exemple de l'apprentissage de la langue française. 

"Certains travailleurs étrangers consacrent déjà 40 heures par semaine pour combler les besoins criants de nos entreprises. Pourquoi ne pas leur donner plus de temps pour apprendre le français ou adapter le pointage accordé au français sur la grille de sélection?", se questionnent les signataires. Une façon envisageable pour eux d'y arriver sans nuire aux besoins de main-d'oeuvre.

En bref, une recherche d'adéquation entre les besoins des entreprises et le marché du travail doit être réalisée, selon les MEQ. Les consultations annoncées par le ministre Jolin-Barrette sur le Programme d’expérience québécoise doivent déboucher sur des résultats concrets. Les entreprises manufacturières doivent y être entendues.

L’immigration temporaire, une solution à court terme

L'organisation pointe en parallèle, une adaptation aux besoins d’aujourd’hui du programme de travailleurs étrangers temporaires (PTET) qui permet de faire venir des travailleurs étrangers pendant trois ans maximum.

Et de rappeler que ce programme a été conçu à une époque où l’on souhaitait protéger les emplois des travailleurs canadiens. "Or, le contexte a beaucoup évolué. Par exemple, nous pouvons éliminer la règle d’un maximum de 10 % de travailleurs étrangers par usine ou prolonger les visas pour les travailleurs moins qualifiés d’un an à trois ans."

En concluant que 19 400 travailleurs sont manquants dès maintenant. Soit pratiquement l’équivalent d’un Centre Bell vide. Une donnée qui mène l'organisation à interpeller les dirigeants: "La situation est critique. Monsieur Trudeau, monsieur Legault, qu’attendez-vous pour agir?"

 

Les signataires sont les suivants:

Véronique Proulx, PDG de Manufacturiers et exportateurs du Québec;

ABB, Alain Quintal, Vice-Président & Directeur Général
ABB, Eric Deschenes, Chef du secteur d’activité Électrification au Canada et directeur général national

ADFAST, Yves Dandurand, Président
ADFAST, Cindy Dandurand, Co vice-présidente
American Biltrite, Jean-Pierre Benoit, Vice-Président Corporatif & Directeur Général
Arcelor Mittal Produits Longs Canada, Gilles Quenneville, Vice-président ressources humaines et affaires juridiques

BPDL, Robert Bouchard, Président-directeur général
CANATAL, Jérôme Turgeon, Directeur des ressources humaines
CBR LASER, François Caron, Président
Charpentes d'acier SOFAB, Claude Desrosiers, Président
CREOPACK, Jean-Sébastien Comtois, Vice-président

Énergie Valero, Louis-Philippe Gariépy, Directeur principal Affaires Corporatives
GA INTERNATIONAL, George Ambartsoumian, Président
Graphic Packaging International (East Angus), Carl Coulombe, Directeur d'usine
GROUPE CANAM, Marc Dutil, Président et chef de la direction
Groupe Novatech, Harold Savard, Président-directeur général

KDC ONE KNOWLTON, Charles Lacroix, Vice president-directeur général

Lallemand inc., Antoine Chagnon, Président

M.I. Intégration, Simon Beaudoin, Spécialiste RH
Métal Perrault, Charles Carré, Président et Directeur-général
MODERCO, Stephan Julien, Président-directeur général

NUTECH, Joël Rodrigue, Directeur général

Pelican Sport, Danick Lavoie, Président-directeur général
Pyradia, Michel Hemond, Président

Groupe Raufoss, Jean Meredith, Président-directeur général
Robert Hydraulique, Jonathan Lesage, Président

Spectra Premium, Jacques Mombleau, Président-directeur général.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Le jeûne intermittent pourrait profiter aux patients atteints d'une MII

Le jeûne intermittent semble soulager les symptômes des patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (MII) comme la maladie de Crohn, ont constaté des chercheurs canadiens. Plus spécifiquement, les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université de la Colombie-Britannique ont mesuré une réduction importante de l'activité ...

Publié à 15h00

Des solutions existent pour les problèmes de nids-de-poule, mais il faut investir

Alors que les nids-de-poule continuent de parsemer les rues de Montréal, un professeur de l'École de technologie supérieure (ÉTS) affirme avoir des solutions. Le problème, déplore-t-il, est le manque d'investissements et de volonté politique. «Personne ne veut assumer la responsabilité», soutient Alan Carter, qui est professeur au Département de ...

Publié à 12h00

Consultations prébudgétaires: la CSQ propose une taxe sur les boissons sucrées

La CSQ propose entre autres une taxe de 30 cents le litre sur les boissons sucrées, afin de contribuer à assurer un financement stable et suffisant des services publics. C'est là l'une des suggestions que fait la centrale syndicale, dans le cadre des consultations prébudgétaires que mène le ministre des Finances, Eric Girard. Elle rencontre le ...