Un premier sommet sur le mycotourisme au Québec
Plus de 100 participants de 68 organisations du Québec se sont donné rendez-vous pour discuter du tourisme en lien avec les champignons sauvages et de culture lors du tout premier sommet sur le mycotourisme au Québec. L’attrait de l’événement et son importance a permis de réunir des représentants de tous les coins de la province. Du Nord-du-Québec, passant par le Témiscamingue, les Laurentides et Lanaudière, réunissant la Gaspésie, le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay Lac-Saint-Jean et la Capitale nationale et regroupant la Montérégie, Montréal et l’Estrie, tous se sont déplacés en Mauricie à l’Atrium de l’Université du Québec à Trois-Rivières.
Trois thématiques principales accompagnées de courtes conférences, mettant la table pour les ateliers de discussion, ont garni la journée. Les trois thématiques abordées ont été le mycotourisme au Québec et à l’étranger, la sécurité du public et la structuration à l’échelle provinciale. Les ateliers découlant de ces thématiques ont permis de discuter de développement intégré au sein des régions, de la collaboration entre régions dans le développement de forfaits touristiques, de la qualification des prestataires de services, d’accès au territoire, de marketing, de labélisation, des profils de clientèle et d’autres enjeux nationaux.
Parmi les conférenciers, Louis Lefebvre d’Adapterre s’est attaqué à la définition du mycotourisme « Le mycotourisme se définit comme un tourisme d’expérience qui met en valeur les champignons sauvages et de culture. Inspiré des courants de l'écotourisme, du récréotourisme et de l'agrotourisme, il réunit un ensemble de services spécialisés, comme des ateliers d’initiation à la cueillette ou des ateliers culinaires, et de services connexes, comme la restauration et l’hébergement. Il peut s’agir d’une expérience réalisée par le consommateur lui-même, ou via une offre de services spécialisés ».
Pour sa part, Patrick Lupien coordonnateur de la Filière mycologique de la Mauricie croit que « Le sommet marquera un grand pas dans le rayonnement futur du mycotourisme et permettra d’alimenter la notoriété de ce tourisme d’expérience en croissance exponentielle présentement ». Pascale Dumond-Bédard, directrice de Tourisme Kamouraska renchérie « Avec ce premier sommet, nous désirons paver la voie à une nouvelle expérience touristique pour les amateurs de champignons sauvages, en plus de contribuer à des retombées économiques bénéfiques pour nos entreprises touristiques et pour chacune de nos régions»
Les organisateurs, la Filière mycologique de la Mauricie, Adapterre, Bioterra, l’Association pour la commercialisation des produits forestiers non ligneux (ACPFNL), l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et Tourisme Kamouraska sont ravis de l’engouement qu’a créé cette initiative de réunir les acteurs du mycotourisme de la province pour en structurer l’avenir.
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