Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Deuxième jour de grève à la SAQ.

La SAQ veut nous appauvrir, dénoncent les membres de la SAQ

durée 13h00
10 septembre 2018
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

À l’occasion d’une 2e journée de grève consécutive, les employé-es de la Société des alcools du Québec (SAQ) de Lanaudière sont allés manifester devant le centre de distribution de la SAQ de Montréal afin de protester contre l’intransigeance de leur employeur à la table de négociation. Ils ont notamment dénoncé l’appauvrissement que l’employeur cherche à leur faire subir avec ses demandes de recul inacceptables.

 

« C’est simple, explique la présidente du SEMB–SAQ, Katia Lelièvre. Chaque dollar que l’employeur met sur la table doit être prélevé de nos conditions de travail. En d’autres mots, il faut qu’on autofinance chaque proposition qu’il nous fait », ajoute-t-elle. La SAQ nous demande plus de concessions dans nos conditions de travail que ce qu’elle est prête à mettre sur la table, souligne aussi la présidente du syndicat. Sans compter que l’employeur refuse de nous accorder la rétroactivité salariale pour les années passées sans convention », dénonce-t-elle.

 

« Non seulement les membres n’améliorent pas leur pouvoir d’achat, mais ils n’obtiennent même pas l’augmentation de l’indice des prix à la consommation (IPC). En plus, ils doivent accepter de renoncer à des aspects importants de leurs conditions de travail qui touchent notamment la conciliation famille-travail-études. C’est un vrai jeu de dupes! » souligne pour sa part la présidente de la Fédération des employées et des employés de services publics (FEESP–CSN), Nathalie Arguin.

 

« La SAQ est en très bonne santé financière et engrange des profits faramineux grâce au travail dévoué de ses employé-es, ajoute Francine Ranger, présidente du Conseil central de Lanaudière-CSN. C’est plus de 1 milliard de dollars qui sont remis chaque année par la SAQ au gouvernement. Un milliard! Mais au lieu de travailler à la rétention des employé-es qu’elle embauche, la SAQ les pousses vers la sortie. Le nombre de personnes qui sont parties cette année est d’ailleurs impressionnant en la matière : depuis le 1er janvier, 524 personnes ont démissionné de la SAQ. Ce n’est vraiment pas normal. »

 

« Si la SAQ doit aller chercher les mandats nécessaires pour élargir sa marge de manœuvre, qu’elle s’en occupe, a pour sa part lancé le président de la CSN, Jacques Létourneau. Les travailleurs et travailleuses de la Société des alcools ne peuvent accepter les propositions faites dans le contexte actuel. C’est une insulte à leur intelligence. La CSN va les appuyer sans relâche et les accompagner dans leurs prochains moyens de pression tant qu’une entente satisfaisante n’aura pas été signée », a-t-il conclu.

 

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 15h00

La Cour reconnaît la violence entre partenaires intimes comme un délit distinct

La Cour suprême du Canada a reconnu la violence entre partenaires intimes comme un délit juridique distinct permettant de demander dédommagement au civil. La décision rendue vendredi par le plus haut tribunal du pays concerne le cas d’une femme qui a subi des années de violences physiques et psychologiques de la part de son mari au cours d’un ...

Publié à 12h00

Des trajectoires de soins et services voient le jour dans Lanaudière

Dans le cadre de la Semaine des victimes et survivants d'actes criminels, le Centre intégré de santé et services sociaux (CISSS) de Lanaudière et ses partenaires régionaux soulignent le lancement de trajectoires concertées en agression sexuelle, fruit d'un travail entre partenaires visant à mieux soutenir les personnes victimes et leurs proches. ...

Publié à 11h00

Tatouage artisanal: rappel des risques pour la santé

À la suite d’un signalement concernant l’utilisation d’un appareil à tatouage par des adolescents, la Direction de santé publique souhaite sensibiliser la population, notamment les parents de jeunes, aux dangers associés au tatouage artisanal, ainsi qu’aux mesures préventives à adopter afin de réduire les risques pour la santé. La pratique du ...