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Le projet Trio-Logis prend de l’ampleur

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De gauche à droite: Manon Arcand (chargé de projet Trio-Logis), Véronique Hivon (députée de Joliette), Michel Coutu (président du Conseil d'Administration des Maisons d’À Côté), Sylvie Côté (Directrice par intérim programmes déficience intellectuelle, troubles du spectre de l'autisme et déficience physique au CISSS Lanaudière), Nathalie Turcotte (coordonnatrice de la TCRAPHL) et Pierre Lafontaine (agent de concertation de la TCRAPHL).
Photo: Guy LatourDe gauche à droite: Manon Arcand (chargé de projet Trio-Logis), Véronique Hivon (députée de Joliette), Michel Coutu (président du Conseil d'Administration des Maisons d’À Côté), Sylvie Côté (Directrice par intérim programmes déficience intellectuelle, troubles du spectre de l'autisme et déficience physique au CISSS Lanaudière), Nathalie Turcotte (coordonnatrice de la TCRAPHL) et Pierre Lafontaine (agent de concertation de la TCRAPHL).
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Mis en place au mois de mars 2015, le projet Trio-Logis, qui vise à la mise sur pied d’un nouveau service d’aide à l’intégration au logement pour les personnes, de 18 à 65 ans, vivant des limitations physiques importantes, prend de plus en plus d’ampleur.

En effet, lors d’un point de presse tenu le 4 février, la Table de Concertation Régionale des Associations de Personnes Handicapées de Lanaudière (TCRAPHL) a annoncé que neuf personnes ont été admises dans ce programme.

De ce nombre, six ont été intégrées en logement, soit trois femmes et trois hommes. Un usager est en attente de logement, un s’est désisté et un autre a été admis dans une autre ressource. En tout, une vingtaine de personnes ont fait une demande.

« Trio-Logis comble un vide de service en aidant la clientèle cible à se trouver un logement et à la rendre accessible et adapté, s’il ne l’est pas », a expliqué Nathalie Marcotte, coordonnatrice à la TCRAPHL.

C’est Michel Savignac, coordonnateur de la TCRAPH jusqu’en avril 2015, qui a mis sur pied, en 2013, un comité sur les types d’hébergement qui existait dans Lanaudière afin d’améliorer l’offre de service.  

En 2014, grâce à un budget octroyé par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS)  de Lanaudière, la TCRAPHL a pu élargir l’intervention de façon à concevoir et implanter une nouvelle solution proposée à la suite e l’étude effectuée. Après avoir été conçue en 2014-2015, elle a été instaurée au cours des derniers mois. C’est l’organisme communautaire « les Maisons d’À Côté (MAC) » qui est le mandataire désigné pour gérer ce service.

« En plus d’offrir un logement adapté et accessible, on peut également s’entendre avec d’autres partenaires pour financer et offrir des services », mentionne pour sa part Michel Coutu, président du Conseil d’Administration des Maisons d’À Côté.

Ce projet est une première à travers la Québec. De plus, le coût par personne est beaucoup moindre qu’une personne résidence en CHLSD ou dans des ressources comme les MAC ou « Les Amandier s ».  À titre comparatif, une personne coûte environ 58 000$ en CHLSD, entre 40 000$ et 48 000$ dans les MAC ou « Les Amandiers », entre 5000 et 20 000$ avec Trio-Logis.

Le projet fonctionne avec un budget récurrent de plus de 180 000$ du CISSS de Lanaudière. Dans la première phase se terminant le 31 mars prochain, Trio-Logis s’adresse aux personnes vivant et désirant vivre au nord de Lanaudière.  Le prochain  budget permettra de desservir toute la population de la région.

Véronique Hivon fière

La députée de Joliette à l’Assemblée Nationale, Véronique Hivon, était présente au point de presse du 4 février. Elle s’est dite extrêmement fière de la mise sur pied de Trio-Logis.

« On fait de la politique pour des évènements comme aujourd’hui, pour contribuer et provoquer des projets novateurs. C’est une très grande avancée pour les gens vivant des limitations physiques importantes », a-t-elle soulignée avec émotion.

Elle a rappelé que lorsqu’elle a été nommée ministre déléguée aux Services Sociaux, elle a constaté que la clientèle ciblée dans Trio-Logis n’avait aucune offre de logement adapté. «Ça n’avait aucun sens. Il fallait trouver une solution à ça », a-t-elle conclu.

 

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