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Les producteurs font face à une catastrophe

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24 juillet 2014
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Par Mathieu Ferland
LANAUDIÈRE - 

Les producteurs de fraises de la région font actuellement face à une situation critique, alors qu’un virus met en danger la culture du fruit. Certaines fermes font face à des pertes totales et demandent l’aide du gouvernement pour survivre.

« C’est carrément une catastrophe », explique Céline Harnois, copropriétaire de la Ferme Marc Leblanc, de Rawdon. La situation des producteurs de fraises de la région serait carrément critique alors que plusieurs affichent des pertes allant de 60 % à même 100 % des récoltes pour cette année. Les producteurs interrogés sont plus timides lorsqu’il est question d’évaluer financièrement les pertes encourues, mais tous s’entendent pour avancer la somme de plusieurs milliers de dollars.

La situation perdurerait depuis maintenant trois ans selon les producteurs. Il s’agirait d’un virus s’attaquant aux plants de fraises, les empêchant de bien s’implanter et de grandir convenablement. Chez certains, l’ensemble de la récolte est bonne pour la poubelle, « C’est carrément deux ans de travail pour rien », ajoute une propriétaire du secteur de Rawdon.

La très grande majorité des producteurs n’ont pas permis l’autocueillette cette année, justement à cause du très faible volume de fruits disponibles pour cette opération.

De l’aide de gouvernement

Plusieurs producteurs interrogés par le Journal soutiennent que le gouvernement doit leur venir en aide, au risque de voir plusieurs d’entre eux fermer leurs portes. Une autre année comme celle-ci représentait un coût impossible à absorber pour plusieurs d’entre eux. « Nous devons maintenir nos dépenses, que ce soit nos employés ou nos kiosques », affirme un propriétaire qui souhaite garder l’anonymat. « C’est très grave comme situation. »

Les ventes de fraises ont également enregistré un ralentissement, alors que la nouvelle a commencé à se répandre. « Les gens pensent que le fruit est contaminé et ils ont peur », ajoute Céline Harnois.

Un virus découvert récemment

Du côté du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), le porte-parole Alexandre Noël explique que le virus en question n’a été découvert que tout récemment par un chercheur américain, en 2012.

Une enquête a été ouverte en 2013 afin de mieux comprendre son impact sur les plants et des outils sont actuellement mis en place pour contrer ses effets. Il précise également que le virus ne s’attaque qu’aux plants, et non au fruit comme tel.

En ce qui a trait à une éventuelle aide financière aux producteurs, M. Noël souligne que des outils sont actuellement disponibles pour les agriculteurs, mais qu’aucune évaluation des pertes n’avait été réalisée pour le moment. Il ajoute que la décision reviendra au ministre Pierre Paradis après une évaluation plus poussée de la situation.

 

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