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Les éducatrices dénoncent la facilité d’ouvrir un établissement

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11 février 2014
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Par Mathieu Ferland
JOLIETTE - 

Des intervenants du milieu des services de garde dénoncent avec quelle facilité troublante il est possible d’ouvrir des établissements en milieu familial. Selon elles, de plus en plus de ce type de « garderies » sont gérés par des gens sans la moindre formation et qui agissent en toute illégalité.

« On se rend compte que nous n’avons aucun pouvoir », explique Nathalie Loranger, directrice générale du bureau coordonnateur. Elle précise que son organisme supervise les milieux subventionnés par le gouvernement, mais qu’elle n’a aucune juridiction sur les milieux familiaux. Ces derniers accueillent normalement six enfants ou moins et ne répondent à aucune juridiction. Le Journal a constaté que sur la plupart des sites web, de très nombreuses personnes sans bagage professionnel ou formation décidaient d’ouvrir ce type de « garderies ». Plusieurs annonces retrouvées notamment sur le site magarderie.com ont laissé sans voix les éducatrices à qui ils ont été montrés. « Être éducatrice, c’est plus que simplement faire du bricolage », explique Josée une éducatrice qui opère justement un milieu familial non subventionné. Selon elle, les personnes qui opèrent de genre de milieu devraient, à tous le moins, bénéficier d’une formation de base en éducation à l’enfance. D’autres éducatrices dénoncent avec quelle facilité les responsables opèrent en toute illégalité, accueillant un nombre d’enfants bien au-dessus de la limite de six permise par le ministère de la Famille.

« C’est banaliser le travail d’une responsable en milieu familial », souligne Mme Loranger qui ajoute que le bureau coordonnateur n’a aucun moyen de savoir combien de ce type de services de garde se retrouvent sur le territoire lanaudois.

Vigilance des parents

« Les parents sont très mal informés », indique Josée. Elle ajoute que les parents ont le devoir de pousser leurs recherches plus loin que le simple regard. « Ils doivent poser des questions » poursuit l’éducatrice qui s’inquiète de voir ce nombre d’établissements proliférer dans la région. Nathalie Loranger ajoute quant à elle que pour ce type d’établissements, les propriétaires ne sont pas tenus de produire un certificat attestant que leur casier judiciaire est vierge ou simplement s’ils possèdent une formation en premiers soins. « C’est au parent de demander ces pièces justificatives et le ou la propriétaire n’est même pas obligée de les produire », souligne Mme Loranger.

 

Qu'en pense le ministère de la Famille?

www.lejournaldejoliette.ca/2014/02/11/le-ratio-de-six-enfants-prevaut-pour-le-ministere

 

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