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22 octobre 2013 - 13:30

Une rivière damnée

Par Vittorio Canta

À quelques kilomètres en amont de sa confluence avec la rivière Ouareau, la rivière Jean-Venne déferle à travers de grosses pierres noires pour créer de superbes cascades.

Le cours d’eau évoque l’image d’un pêcheur solitaire qui tente de capturer une truite imprudente. Il n’y a pas si longtemps, les gens de l’endroit pouvaient y attraper une mouchetée pour leur souper, mais aujourd’hui on se demande s’il y a des truites qui y survivent.

La flore et la faune de l’endroit ont beaucoup changé depuis cette belle époque et le tableau idyllique d’une petite rivière qui traverse les collines de Lanaudière semble être devenu chose du passé.

Après le pont, on risque maintenant de trébucher sur les nombreux détritus que l'on trouve sur une surface utilisée comme stationnement. Bouteilles vides, canettes de bière, tessons de verre et guenilles de toutes sortes donnent l’impression d’un bidonville en pleine forêt.

Tristement, en s’approchant de la rivière, on se croirait aux abords d’un dépotoir. Si la plupart de ces déchets se trouvent autour des restes de petits feux de camp improvisés, on les voit aussi en quantités inquiétantes sur les rives et sur les sentiers des environs.

Chose troublante, l’endroit semble être un terrain de jeu pour des adolescents qui aiment mutiler des arbres. Plus inquiétant encore, personne ne s’intéresser à l’état des lieux. Les autorités municipales n’ont jamais cru bon d’installer un panneau pour interdire le stationnement ou pour indiquer qu’une amende pourrait être imposée aux délinquants.

Qu'est devenue notre conscience collective? Pouvons-nous encore dire « Je me souviens»? Pourrons-nous un jour libérer notre pays de la tyrannie de ces actes criminels?

À vous la réponse!

Vittorio Canta

Chertsey

 

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