265 M$ de plus dans nos poches, ça vous dirait?
L’institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) a récemment souligné que le gouvernement québécois aurait pu économiser 265 M$ en 2012 s’il avait opté pour les logiciels libres plutôt que pour des logiciels propriétaires (on parle ici de Microsoft). Le gouvernement a plutôt préféré renouveler une série de licences de gré à gré, donc sans appel d’offres.
Alors que le gouvernement a annoncé il y a quelques mois des mesures pour accroître l’utilisation du logiciel libre, l’ouverture ne semble pas être encore là du côté des contrats. Bien que la très vaste majorité des logiciels libres sont gratuits, comme Open Office qui accomplit le même travail que Microsoft Office, pourquoi le gouvernement ne se penche-t-il par vers cette option?
Resterait qu’à former les techniciens informatiques à travailler avec le libre, une tâche minime alors que la plupart connaissent déjà la plateforme Linux. De plus, la plupart des logiciels libres ne diffèrent pas grandement des logiciels connus du grand public. En attendant, il serait intéressant d’en installer certains dans les ordinateurs de nos fonctionnaires, afin de les ouvrir à les utiliser.
Selon Stéphane Couture, chercheur à l’IRIS, « la transition vers des logiciels libres a permis de réaliser des économies de plus de 70% par rapport au coût des logiciels propriétaires » en Finlande. En plus d’économiser, le gouvernement briserait sa dépendance envers des technologies propriétaires en pouvant travailler avec des logiciels au code source ouvert. Québec aurait donc une plus grande liberté d’exécution et pourrait développer une expertise en la matière.
En attendant, le gouvernement manque de transparence en n’ouvrant pas d’appel d’offres lorsqu’il renouvelle ses licences informatiques. Pourquoi fermer les yeux sur des solutions équivalentes à très moindre coût? Pourquoi donner le monopole à une multinationale? Avec des appels d’offres, le gouvernement économiserait non seulement en choisissant des logiciels libres, mais il est inévitable que Microsoft offrirait également des prix plus avantageux, étant donné la compétition.
Il faut dire que 265 M$, c’est beaucoup d’argent. On pourrait en faire des merveilles dans les réseaux de la santé et de l’éducation. Les logiciels libres permettraient au gouvernement d’économiser, sans lésiner sur la qualité. N’est-ce pas le souhait de la majorité des citoyens?
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