Des travailleurs qui apprécient le grand air
Chaleur intense, intempéries imprévues, conducteurs impatients, les signaleurs routiers doivent souvent effectuer leur travail dans des conditions difficiles pour assurer la sécurité des ouvriers de chantiers.
Lors du passage du Journal qui a voulu en savoir plus sur le métier de signaleur routier, la température au sol dépassait les 40 degrés Celsius à 10 heures le matin. Malgré la chaleur accablante, les deux signaleurs Christine Desharnais et Martin Rondeau avaient le sourire aux lèvres lorsqu’ils ont été rencontrés par le Journal. « Il y a des journées plus difficiles que d’autres, c’est certain », a reconnu Mme Desharnais . Par exemple, lors des canicules, elle s’assure de boire beaucoup d’eau et de prendre plus de moments de répit, car les signaleurs doivent demeurer debout de longues heures sous un soleil de plomb. En plus de négocier avec les aléas de Dame nature, ces ouvriers doivent être aux aguets à tout moment, pour éviter qu’un accident ne survienne. « Je m’assure que mes chums travaillent en toute quiétude », a dit M. Rondeau, qui ajoute toutefois que son premier travail est d’assurer sa propre sécurité.
Vitesse
Les deux travailleurs reconnaissent que les automobilistes circulent très rapidement dans les zones de travaux. « Il y a des gens qui nous voient à la dernière minute », disent-ils. D’ailleurs, les deux individus mentionnent que parfois des gens vont les enguirlander, lorsqu’ils jugent que le temps d’attente est trop long. « Heureusement, nous travaillons dans des secteurs moins achalandés. Le temps d’attente est moins long », a fait remarquer Mme Desharnais
Rôle primordial
De son côté, le travailleur de la construction, Alain Coutu, a tenu à saluer le travail remarquable des deux signaleurs routiers « Nous travaillons avec les meilleurs », a exprimé M. Couttu. Selon lui, les signaleurs protègent la vie des ouvriers et sans eux, de fâcheux accidents pourraient survenir. Il croit que la relation entre les travailleurs et les signaleurs doit toujours être au beau fixe. « Si on ne s’entend pas bien avec eux, ils n’auront pas envie d’assurer notre sécurité », pense M. Coutu.
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