Les banques alimentaires crient famine
La carence de nourriture offerte par leurs fournisseurs force la Manne Quotidienne à restreindre ses portions pour s’assurer de subvenir aux besoins de sa clientèle nettement plus nombreuse après les Fêtes.
« Actuellement, nous donnons une pomme par personne pour la semaine », a déploré Gilles Heynemand, membre du Conseil d’administration de la Manne Quotidienne. D’ordre général, l’organisme peut en offrir cinq, précise la coordonnatrice Marjolaine Demers, qui ajoute que le regroupement manque cruellement de viande en ce moment. Ces derniers croient qu’un meilleur apport du public pourrait les aider en cette période plus achalandée dû au fait que les gens à faible revenu désirent eux aussi offrir des présents à leurs proches à Noël, selon eux. « Les mois de janvier et février sont difficiles pour notre clientèle », disent-ils
Aberration
De son côté, le comptoir alimentaire de la Soupière manque de légumes. Toutefois, ce n’est pas ce qui inquiète le plus la coordonnatrice de la Soupière, Nathalie Loyer. Elle soutient que les comptoirs alimentaires sont moins accessibles pour les gens qui travaillent au salaire minimum, étant ouvert les jours de semaine. « Une mère monoparentale qui est serveuse n’a pas le temps de venir ici, même si elle en avait besoin. » Selon elle, le gouvernement est conscient du problème, mais il n’est pas très proactif. « Il y a des gens qui reçoivent un salaire pour penser à des solutions, mais quand c’est le temps d’agir, il ne se passe pas grand chose », déplore-t-elle.
Geste difficile
Certaines personnes sont obligées de se rendre dans les banques alimentaires pour subvenir à leurs besoins. Cependant, ce geste n’est guère facile à faire pour eux, car l’orgueil en prend un coup, disent-ils. « On se sent comme des moins que rien au début », a décrit Mme Boulanger qui était accompagnée de sa jeune fille Coralie. La mère de famille soutient qu’elle n’arriverait pas sans l’aide de la Soupière. Même son de cloche du côté d’un ancien technicien en électronique qui a recours aux services de La Manne Quotidienne, après avoir épuisé ses prestations d’assurances emploi. L’homme, qui a préféré garder l’anonymat, a soutenu que c’était très humiliant la première fois qu’il a mis les pieds dans une banque alimentaire. Selon lui, la période hivernale est toujours plus difficile, car il doit se débrouiller avec 600 $ par mois l’hiver, contrairement à l’été, où il peut tondre des pelouses pour gagner un peu plus d’argent.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise
De petites particules présentes dans le sang causent probablement les douleurs persistantes qui continuent à affliger certaines personnes même si le virus du zona a été éliminé de leur organisme depuis longtemps, estime une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Les résultats suggèrent que la douleur chronique liée au ...
LIRE LA SUITE
Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes
Un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle un fort consensus social pour que le prochain gouvernement donne un meilleur accès à la nature, augmente l’offre de l'alimentation locale et améliore la qualité de l'air. Sans surprise, près de 90 % de la population est d’accord avec le fait «qu’accroître ...
LIRE LA SUITE
Avis de clôture d'inventaire
Avis est donné conformément à la loi de la clôture de l'inventaire des biens composant la succession de: Nom de la défunte: Denise Charette Dernier domicile: 125, rue Roméo-Gaudreault 338 St-Charles Borromée (Québec) J6E 0Z9 Date et lieu du décès: Décédée à Saint-Jean-de-Matha le 26 avril 2024 L'inventaire des biens de la ...
LIRE LA SUITE