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Les employés de la salubrité du CHRDL crient au harcèlement

JOLIETTE - 

Les employés affectés à l’entretien ménager du Centre hospitalier régional de Lanaudière affirment être victimes de harcèlement. Depuis l’entrée en vigueur de la politique de gestion de la présence au travail, leurs habitudes de travail seraient non seulement scrutées à la loupe, mais un nombre alarmant de sanction disciplinaires seraient appliquées par la direction.

« C’est carrément un règne de terreur », déclare un employé du CHRDL appelé à commenter la situation. Plusieurs de ses collègues et lui, qui ont tous souhaité garder l’anonymat, évoquent une pression insoutenable de la part de l’employeur, qui a instauré une véritable paranoïa au sein de son personnel. « Plus personne n’ose se déclarer malade un jour de tempête ou près de leurs vacances, sinon c’est un avis disciplinaire ou même une suspension », explique un autre employé qui insiste sur le fait que la direction ne croirait plus aux maladies de son personnel. « La seule chose qui compte c’est le respect de chacune des minutes de travail », ont déclaré les personnes interrogées,

« Ils sont plus que jamais sur les talons des employés »

Aux yeux du syndicat affilié aux services hôteliers, il est clair que la direction serre la vis de manière exagérée. Gilles Savoie, de la CSN, explique que depuis l’application de la politique de gestion de la présence au travail, toute nuance a disparu dans les agissements de la direction. « Ils sont plus que jamais sur les talons des employés », a déclaré M. Savoie, qui ajoute que le nombre de cas portés en arbitrage avait augmenté depuis l’application de la politique. Il ajoute que l’intervention syndicale a aidé à la correction de plusieurs cas où des sanctions disciplinaires avaient été appliquées. « On doit donner une chance aux gens de s’amender avant de les sanctionner », a déclaré Gilles Savoie.

Le respect du contrat de travail

Le directeur des ressources humaines du CSSSNL, Olivier Malo, soutient de son côté que l’application de cette politique se déroule très positivement. Il explique que la présence au travail est à la base du contrat de travail entre l’employé et l’employeur.

Jean-Claude Préville, qui occupe le poste de directeur des services techniques et hôteliers, souligne quant à lui que cette politique vise à améliorer la présence au travail et non à contrôler l’absentéisme. Il explique que les temps de pause et de repas avaient atteint des durées loin d’être raisonnables, certains employés étireraient leur pause jusqu’à 45 minutes au lieu des 15 prescrites par la convention collectives selon M. Préville. « Il est probable que pour certaines personnes, un avertissement ce ne soit pas suffisant », a renchérit ce dernier avant de préciser qu’uniquement les employés démontrant un taux d’absence chronique et des comportements extrêmes sont touchés par des sanctions disciplinaires. « Pour le reste, tout le monde a le droit d’être malade », a déclaré Jean-Claude Préville.

 

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