Une plaque de Louis-Riel à l’Ile-Dupas
Claude Samson, président-chef de la Nation Métis Contemporaine, en compagnie de Lyse Beaudry, la vice-présidente.
De nombreux dignitaires ont assisté, le 2 septembre dernier, au dévoilement d’une plaque commémorative du chef métis Louis Riel, à l’Ile-Dupas.
Un de ses ancêtres paternels, Jean-Baptiste Riel, dit l’Irlande, avait épousé en janvier 1704, à cet endroit même, Marie-Louise Coutu de Lavaltrie.
« Louis Riel est mon père spirituel. Quand il a été tué par les anglais, c’était par amour pour son peuple. Aujourd’hui, nous rapatrions son esprit », a souligné avec émotion, Claude Samson, président-chef de la Nation Métis Contemporaine et l’organisateur de l’événement.
Il ajoute que pour lui, M. Riel est un grand homme et qu’il y a longtemps que sa mémoire aurait dû être commémorée dans la région. Louis Rie, a été chef du peuple métis dans les Prairies canadiennes et fondateur de la province du Manitoba.
Il a aussi dirigé deux mouvements de résistance contre le gouvernement canadien dans le but de protéger les droits et la culture des Métis, alors que l'influence canadienne se faisait de plus en plus sentir dans les Territoires du Nord-Ouest. Louis Riel est décédé en 1885 à l’âge 41 ans après la rébellion du Nord-Ouest, qui s’était conclue par son arrestation, son procès et sa pendaison pour trahison.
Boucle bouclée
Pour Ismène Toussaint, spécialiste en histoire des métis au Canada, la commémoration de Louis Riel à l’Ile-Dupas signifie que la boucle est désormais bouclée.
« Vous savez, M. Riel a été surnommé le fou pendu. On peut maintenant affirmer avec justesse qu’il fait un grand retour parmi nous. Ici, à l’Ile-Dupas, ce sera un bel endroit pour que tous les Métis puissent se retrouver et communiquer», a précisé l’auteure de trois ouvrages sur Louis Riel.
De son côté, Jean Jolicoeur, spécialiste en affaires métis et Indiens Hors-Réserves s’implique auprès des Métis depuis plus de 20 ans, à l’époque de la désormais Crise d’Oka en 1990.
« Le gouvernement provincial de M. Bourassa m’avait demandé d’être le lien entre lui et les Mohawks à l’intérieur de la réserve. À un certain moment, la SQ m’a empêché d’entrer de la nourriture et des médicaments, N’étant pas d’accord avec cette façon de faire, j’ai décidé de me battre pour les communautés autochtones et je ne l’ai jamais regretté. Le dévoilement de la plaque pour M. Riel représente beaucoup pour les métis », a-t-il souligné.
La plaque est située près de l’église paroissiale de l’Ile-Dupas.
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