Les dommages collatéraux de la Mefloquine ressentis jusque dans Lanaudière
La femme d’un militaire de l’Armée canadienne de la région de Lanaudière aurait vécu l’enfer après que son mari ait consommé de la Mefloquine entre 2005 et 2006 en Afghanistan. La dame aurait même craint pour sa vie et celle de ses filles.
Une citoyenne de la circonscription de Joliette, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, a rencontré la députée fédérale du NPD Francine Raynault à son bureau du Centre-ville de Joliette. La dame a remis à Mme Raynault les fruits de ses six ans de recherche sur le dossier de la Mefloquine tout en racontant l’enfer qu’elle a vécu avec son ex-mari. «Elle nous a raconté les choses terribles qu’elle a vécues», explique Mme Raynault.
Le comportement du militaire se transformait au fur et à mesure de ses permissions. Il devenait impatient, anxieux, avait des troubles du sommeil et était dénudé de toute émotion dès ses deux premières semaines de congé, après trois mois de service, selon les informations recueillies par le Journal de Joliette. Par la suite, la dame a affirmé ne plus reconnaître son mari. Avant de se voir forcer de divorcer en 2008, cette dernière aurait été victime d’une tentative de noyade de la part de son mari lors de ses vacances dans le sud et aurait été forcée d’avoir des relations sexuelles avec lui à au moins deux reprises. La dame craignait aussi pour la sécurité de ses filles.
Le militaire était devenu paranoïaque et se sentait constamment menacé, son comportement était devenu imprévisible selon la dame. «Il voyait des Talibans partout et était devenu d’une extrême susceptibilité», raconte la dame. L’homme en question a fait parvenir une lettre à ses proches dans laquelle il déplore son comportement et avoue ne pas arriver à se pardonner les gestes qu’il a commis. Dans sa lettre, il explique ne plus pouvoir agir comme une personne normale et équilibrée.
«Nous savons que l’Armée canadienne refuse de faire enquête ou de reconnaître les effets néfastes de ce médicament même si le dossier est très bien documenté», plaide Mme Raynault. «Il existe sûrement d’autres cas du genre dans l’Armée canadienne, mais les gens concernés ne veulent sûrement pas aller sur la place publique», conclut la députée fédérale de Joliette.
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