Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

La communauté des Moniales Dominicaines quitte Berthierville

durée 00h00
22 novembre 2011
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Guillaume Valois

Après 86 ans de dévouement dans la grande région de Berthier, le manque de ressources aura eu raison des Moniales qui seront relocalisées dans une autre communauté apostolique de la famille dominicaine en 2012.

«Nous étudions différents scénarios depuis 3 ou 4 ans. Toutes les solutions envisagées pour maintenir le monastère à Berthierville ont abouti à l'impasse», a déploré Julie Lasnier, supérieure de monastère des Moniales Dominicaines de Berthierville.

C'est donc à Shawinigan Nord que se poursuivra la mission des 13 Moniales Dominicaines de Berthierville. «L'examen de faisabilité tant au plan de la mission qu'au plan matériel s'est avéré très positif, c'est donc en octobre dernier que notre communauté s'est prononcée par vote unanime en faveur de cette solution», a déclaré Mme Lasnier. Étant donné la diminution lente, mais constante de la communauté, il devenait difficile de gérer l'entretien du monastère tout en continuant la mission de la communauté. L'allègement qu'apportera le transfert leur permettra de mieux donner leurs énergies à la transmission de la vie monastique et de sa mission.

«Une grande détermination nous anime de faire de ces contraintes d'ordre matériel l'occasion d'un nouveau départ dans la poursuite de notre mission», ajoute cette dernière.

Les Moniales n'ont pas de projets ni d'acheteurs potentiels pour leur monastère. Elles espèrent cependant que le site pourra encore être un lieu de ressourcement ainsi qu'un havre de paix pour la population.

Travailler sur la relève

La Moniale la plus âgée a 92 ans. Elle est toujours active et disponible pour ses concitoyens. Les deux plus jeunes sont âgées de 48 ans. «La relève est bien là, mais peu nombreuse, rapporte Mme Lasnier. Nous avons une sœur qui vient de faire sa profession solennelle (engagement définitif), une autre candidate est avec nous depuis bientôt un an», explique Mme Lasnier en parlant de la relève. Celles qui viennent à nous ces dernières années sont des femmes ayant déjà une bonne expérience de vie et elles font facilement le pont entre les générations», complète-t-elle.

Une longue histoire qui se termine

Présente depuis 1925, les Dominicaines de Berthierville laisseront un grand vide sur le plan spirituel et social. Le Monastère Notre Dame du Rosaire situé au 1140 rue De Frontenac à Berthierville sera dépouillé de ses sœurs dès l'automne prochain.

Au début de l'aventure, les six sœurs fondatrices ont été accueillies dans la maison d'une laïque dominicaine, Madame Claire Pelland. «Les vocations à la vie dominicaine contemplative étant très nombreuses, il a fallu envisager rapidement la construction du bâtiment actuel. Le Monastère comprend quatre ailes disposées en un quadrilatère et peut accueillir environ 40 sœurs» raconte Mme Lasnier. Au meilleur de sa situation durant les années 60-70 le Monastère comptait 45 sœurs. En plus d'héberger les sœurs dominicaines, le Monastère est aussi un établissement d'hôtellerie depuis les années 70. « Le Monastère accueille tous ceux et celles, seuls ou en groupe, qui cherchent un lieu de silence et de paix pour réfléchir, prendre un temps d'arrêt ou de repos pendant quelques heures ou quelques jours hors du tourbillon de la vie quotidienne», rapporte Mme Lasnier. Un atelier de fabrication de pain d'autel (hostie) opérait dans le Monastère mais il a dû fermer ces portes faute de personnel interne. La communauté actuelle, 13 sœurs, est la seule communauté francophone de Moniales dominicaines en Amérique du Nord.

Par ailleurs, les sœurs dominicaines ont été impliquées dans de nombreuses activités communautaires au sein de la communauté Berthelaise.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 18h00

Le jeûne intermittent pourrait profiter aux patients atteints d'une MII

Le jeûne intermittent semble soulager les symptômes des patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (MII) comme la maladie de Crohn, ont constaté des chercheurs canadiens. Plus spécifiquement, les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université de la Colombie-Britannique ont mesuré une réduction importante de l'activité ...

Publié à 15h00

Des solutions existent pour les problèmes de nids-de-poule, mais il faut investir

Alors que les nids-de-poule continuent de parsemer les rues de Montréal, un professeur de l'École de technologie supérieure (ÉTS) affirme avoir des solutions. Le problème, déplore-t-il, est le manque d'investissements et de volonté politique. «Personne ne veut assumer la responsabilité», soutient Alan Carter, qui est professeur au Département de ...

Publié à 12h00

Consultations prébudgétaires: la CSQ propose une taxe sur les boissons sucrées

La CSQ propose entre autres une taxe de 30 cents le litre sur les boissons sucrées, afin de contribuer à assurer un financement stable et suffisant des services publics. C'est là l'une des suggestions que fait la centrale syndicale, dans le cadre des consultations prébudgétaires que mène le ministre des Finances, Eric Girard. Elle rencontre le ...