Âgé de sept ans, il est sollicité pour une carte de crédit
Les parents du petit Alexandre Blanchette ont eu la surprise de trouver dans leur courrier une offre de carte de crédit destinée à leur fils de sept ans. L'offre envoyée par la compagnie MBNA a été envoyée en même temps que deux offres similaires faites aux parents, lesquels ne comprennent pas comment le nom de leur fils a pu se retrouver sur la liste de la compagnie.
David Blanchette, de Crabtree, cherche encore à comprendre comment MBNA a pu inscrire le nom d'Alexandre comme client potentiel pour une carte de crédit d'une limite de 1 000 $. L'homme de 38 ans avoue humblement n'avoir obtenu une carte de crédit que l'an dernier, sous une marque autre que celle de MBNA. «Je n'avais eu qu'une carte Canadian Tire, et c'était lorsque j'avais 19 ans.» Il n'a jamais été sollicité auparavant. Interrogé à son domicile, le principal intéressé, qui vient tout juste de fêter son septième anniversaire, trouvait la situation particulièrement comique, en avouant ne pas savoir ce qu'était une carte de crédit.
Des explications
M. Blanchette a tenté en vain de se faire expliquer cette situation par MBNA. On lui a répondu qu'il s'agissait de problèmes informatiques présentement en cours d'investigation, qui découleraient de requêtes Internet. Le père d'Alexandre ajoute que son fils ne navigue presque jamais sur le Web et que, lors de ses rares incursions sur la toile, il ne fréquente que le site Facebook. M. Blanchette ajoute également que le représentant de MBNA avec qui il s'est entretenu lui a confié qu'ils n'étaient pas les seuls dans cette situation.
Les représentants de MBNA ont commenté la situation par voie de courriel. La porte-parole Cathy Velazquez insiste sur le sérieux de la situation, et ajoute que les listes de marketing utilisées par MBNA proviennent de sources fiables. Elle explique également que la compagnie n'a aucun intérêt à faire la promotion de leurs cartes de crédit auprès de personnes n'ayant pas atteint l'âge légal.
Stratégie et garantie
Parlant au nom de l'Association des banquiers canadiens (ABC), Christelle Chesneau explique que chaque banque a ses propres stratégies et approches marketing, et il s'agit de décisions d'affaires prises par ces dernières sur une base individuelle. Elle ajoute qu'il est extrêmement rare qu'un enfant de sept ans reçoive une offre de carte de crédit et croit qu'il y a eu une sorte de problème avec la liste de clients utilisée par MBNA. Ces listes en question sont mises sur pied par des compagnies spécialisées, avant d'être acquises par les banques et distributeurs de cartes de crédit.
Mme Chesneau explique également que pour obtenir une carte de crédit, un individu doit avoir l'âge de la majorité dans la province où il vit, et doit satisfaire aux exigences de solvabilité de cette banque. Il est important de rappeler que, juste parce que quelqu'un reçoit une demande de carte de crédit, cela ne signifie pas qu'il sera approuvé pour cette même carte.
Autres cas similaires
Un cas similaire à celui d'Alexandre Blanchette est survenu en 2007. Une adolescente de 15 ans avait reçu une offre plus que généreuse de la part de RBC Banque Royale pour une carte platine avec une limite de 50 000 $. Chez RBC, on soutient qu'il s'agissait là d'un cas unique, provenant d'une erreur dans la liste de distribution. Des excuses ont alors été présentées à la famille, et toutes les vérifications ont été faites pour s'assurer que pareille erreur ne se reproduise plus. Aucune opinion n'a été émise quant à la situation d'Alexandre Blanchette, alors que les processus sont différents d'une compagnie à l'autre.
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