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Plus de la moitié des employés de Gadoua cherchent un emploi

Déjà trois mois depuis l'annonce des mises à pied des travailleurs de la boulangerie Gadoua de Saint-Thomas détruite par les flammes en décembre dernier. Malgré le soutien dispensé par le comité d'aide au reclassement, la plupart des travailleurs sont toujours sans emploi.

L'assemblée générale du comité de reclassement aura attiré 43 travailleurs sur 72. Jason Girouard travaillait à l'usine depuis huit ans. Il affirme avoir pilé sur son orgueil lorsqu'il s'est présenté au comité de reclassement. «Pour certains d'entre nous, c'est un gros coup de main. Ils savent te mettre en valeur et te trouver des atouts.» Au début de la trentaine, bilingue et possédant une base en informatique, Jason s'est vite retrouvé un emploi. Il se considère tout de même très chanceux.

La situation n'est pas rose pour tout le monde. «Ce n'est pas facile pour ceux qui n'ont pas de formation, enchaîne-t-il. Il y a des gars qui travaillaient là depuis 25 ou 26 ans. Il n'y a pas beaucoup d'usines dans la région qui offrent des salaires comparables. C'est sûr qu'il y en a qui ont dû vendre leur maison.» Beaucoup d'employés dans la cinquantaine doivent aujourd'hui refaire leur vie complètement.

L'usine Bridgestone de Joliette semble être une alternative intéressante puisqu'elle offre des conditions de travail similaires à l'usine Gadoua. Mme Forêt, conseillère en communication de l'usine, affirme cependant que les ouvertures de postes varient en fonction des départs à la retraite, bien qu'elle reçoive des curriculum vitae toute l'année.

Malgré l'optimisme du syndicat et du comité de reclassement face au courage des travailleurs, Daniel Tessier, représentant syndical de la CSN, rappelle l'importance de la formation de base du secondaire. «Dans plusieurs entreprises de la région, les travailleurs font un excellent travail, mais n'ont pas de formation. Ils sont plus vulnérables dans ce genre de situation. Il y aurait, collectivement, un travail à faire pour ça.» Lanaudière-Nord détient l'un des plus hauts taux de décrochage au Québec.

Le comité de reclassement a dévoilé que l'ensemble des travailleurs rencontrés ont une moyenne de 17 années sur le marché du travail. L'objectif salarial des travailleurs en moyenne est de 13,74 $ de l'heure. Sylvain Camirand, président du comité d'aide au reclassement, lance un appel aux employeurs de la région qui recherchent des employés à le contacter par courriel à [email protected].

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