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Les associations de métis québécoises sont-elles fiables?

La conférencière Isabelle Kun-Nipiu Falardeau explique pourquoi il faut être méfiant en signant sa carte de membre d'une association qui défend les droits des métis au Québec.

Isabelle Kun-Nipiu Falardeau est métisse et généalogiste spécialisée en recherche de racines autochtones. Cette présentation d'une durée de deux heures est le fruit de 15 ans de recherches personnelles et de vécu en tant qu'enseignante en milieu autochtone.

«C'est une circonstance politique du fait que les métis ne soient pas reconnus ici, alors que dans l'Ouest, ils le sont. C'est une question d'organisation sociale, car ce n'est pas ancré dans notre culture que d'être métis», indique Mme Falardeau.

Elle a amorcé ses recherches suite aux nombreuses demandes de personnes qui désiraient connaître leurs racines autochtones dans le but d'avoir les mêmes privilèges que les premières nations.

Elle a par la suite amorcé des recherches qui l'ont amenée à douter de la bonne foi des associations de métis québécoises.

«Les associations de métis poussent comme des champignons. Elles recrutent partout et la plupart de leurs nouveaux membres sont des chasseurs. On leur dit de venir dans leur association afin d'être reconnus et qu'ils aient ainsi les mêmes droits que les autochtones des réserves. Ce n'est pas vrai, mais ils les embobinent comme ça», raconte-t-elle.

La conférence Le statut Métis au Québec a pour but d'informer le public sur les différentes composantes de la question de l'identité métisse, et s'adresse à tout personne désireuse d'en connaître plus sur des sujets tels que la carte de statut autochtone, la carte de statut métis, le calcul du sang indien, la généalogie autochtone, l'histoire des métis de l'Ouest et l'histoire cachée des métis d'ici.

La conférence a été présentée à St-Michel-des-Saints, le vendredi 26 novembre. Il est possible de contacter la conférencière à l'adresse courriel suivante : [email protected]

Les associations de métis du Québec poussent effectivement comme des champignons selon Claude Samson, président-chef de la nation métisse contemporaine.

Le métis, descendant de Louis Riel, soutient que les associations de métis existent trop souvent pour collecter des frais annuels. «Le regroupement est lanaudois, puisque le plus important bassin de métis au Québec est dans Lanaudière», indique fièrement M. Samson.

Il a lui-même participé à diverses associations dont les membres étaient plus virtuels que métis. L'objectif de ces groupes éphémères est de faire pression sur le gouvernement en soutenant qu'ils représentent des milliers de personnes. «C'est plein de fausses cartes qu'ils vendent à n'importe qui, dit-il. Certaines communautés veulent avoir beaucoup de territoire, surtout dans le Nord, mais nous n'avons aucun droit et c'est pour ça que notre association porte le mot d'association contemporaine, car nous ne sommes plus au 17e siècle.»

Le chef de l'Association métisse contemporaine soutient qu'il existe trop de charlatans.

«Il n'existe que pour faire de l'argent, point final, argue-t-il. Au Québec, le gouvernement ne reconnaît pas les métis, c'est un fait. Alors nous, les métis, n'avons aucun droit, ni de chasse, ni de pêche. Je suis contre ça d'avoir ce droit-là, car il faudrait savoir s'en servir. Je n'ai pas besoin d'aller à la pêche pour nourrir ma famille et ma communauté», donne-t-il en guise d'exemple.

La situation entre les métis québécois et ceux de l'Ouest s'explique par plus de 125 ans de lutte. C'est l'unique raison pour laquelle il est impossible de combler le fossé historique entre les deux groupes, ceux de l'ouest et de l'est du pays.

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