Les résidents privés de stationnements
Une dizaine de citoyens sont pris entre l'arbre et l'écorce à propos du projet de développement résidentiel Les berges de la rivière à Joliette. Le nœud du problème trouve racines dans la poursuite judiciaire entre le promoteur et la Ville concernant la coupe illégale de milliers d'arbres sur des terres appartenant à la Ville.
Le groupe de résidents du nouveau développement situé dans le secteur sud du quartier Saint-Pierre déplore que les travaux soient gelés à la suite de procédures judiciaires. Ils n'ont pas de terrains de stationnement, ni d'aménagement paysager autour de leurs copropriétés.
Ce problème découle de la décision de la Ville de mettre en réserve des terrains qui devaient servir de rue pour aménager plusieurs entrées de stationnement. L'affaire est maintenant devant les tribunaux et c'est le juge qui déterminera la valeur des 4 000 arbres coupés par Immobilia.
«Quand le contracteur a coupé les arbres, j'ai vu ce qu'il faisait. Je crois que la Ville serait grandement avantagé de demander aux promoteurs de replanter des arbres matures», a suggéré une résidente, Marie-Laurence Harewicz, en guise de solution au problème.
Les citoyens du quartier ont l'impression d'être pris en otage par la situation.
«Je sais que la Ville a écouté les gens qui chialaient à propos des coupes d'arbres», ajoute-t-elle. «Mais dans tout débat, il y a deux côtés de la médaille et tout le monde devrait y trouver son compte».
La jeune propriétaire de 27 ans n'est pas contre un développement harmonieux avec l'environnement, mais trouve que les résidents ont été complètement mis à l'écart dans la bataille juridique qui sévit actuellement.
Réaction du conseil municipal
Le maire Laurin a répondu que la Ville a décidé de se tenir debout devant le promoteur. Il a soulevé que Joliette n'est pas la seule aux prises avec un problème de coupe forestière illégale par ce même promoteur.
«On a décidé que ça ne se passera pas comme ça. Je sais que c'est frustrant pour vous, mais il n'est pas question qu'Immobilia profite de cette situation pour se sauver de ses responsabilités», a-t-il expliqué pendant le conseil municipal.
«Nous avons mis en réserve les terrains pour s'assurer de la solvabilité des gens qui ont fait des dommages», ajoute-t-il.
Les citoyens ont réclamé une permission spéciale pour qu'ils puissent stationner leurs voitures dans la rue l'hiver prochain, en attendant que le contentieux soit réglé.
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Photo : Marie-Laurence Harewicz a pris la parole pour les résidents devant le conseil municipal, le 7 juin dernier.
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