Industrie du recyclage : la récession, une occasion pour progresser
La récente crise économique a affecté de nombreux secteurs d'activités et l'industrie du recyclage n'y a pas échappé, bien qu'elle ait réussi à maintenir sa barque à flot pendant la tempête.
La récession a en effet été à l'origine d'un effondrement du prix des matières premières, qui a du même coup affecté la valeur des matières recyclables. Une situation qui s'est avérée un véritable casse-tête, notamment pour les centres de tri qui avaient de la difficulté à écouler leur marchandise.
« Une baisse de la consommation provoque une baisse de la demande. Alors, le prix de la ressource chute puisque l'offre augmente », explique Erwanne Plisson, porte-parole chez Recyc-Québec, qui précise que la majorité des entreprises sont néanmoins parvenues à garder la tête hors de l'eau.
La réalité économique a contraint l'industrie à revoir ses façons de faire. Ce fut le cas chez FCM Recyclage, spécialisé dans la récupération des produits électroniques. « Quand les prix de l'or, du cuivre et des autres métaux ont baissé, notre marge de profit a également chuté. Nous avons donc commencé à facturer nos clients pour la récupération des claviers, souris et autres matières plastiques, choses que nous ne faisions pas avant », cite en exemple Denis Daigle, de la division Ventes et achats.
Du positif dans le négatif
Le directeur général du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, Karel Ménard, considère également que les jours sombres sont déjà chose du passé puisque « la plupart des centres de tri ont fait des profits l'année dernière ».
Et il semble que du positif a émané de ces temps durs. « Oui, il y a eu des mises à pied et un certain ralentissement au creux de la crise, mais il n'y a pas eu uniquement des impacts négatifs. Ce fut aussi une impulsion pour repenser la façon de faire la collecte des matières », lance M. Ménard.
Ce dernier évoque toutefois un précédent, survenu pendant la période basse, qui pourrait avoir des incidences fâcheuses s'il devenait monnaie courante. « Le gouvernement a donné l'autorisation de brûler du papier et du plastique à une cimenterie de Joliette. Ils appellent ça de la valorisation énergétique. Nous, on estime que c'est de l'incinération déguisée », martèle celui qui craint que pareil procédé devienne la norme lorsque le prix des matières premières est à la baisse. « Quand on commence, on y prend goût facilement ».
RECOMMANDÉS POUR VOUS

La douleur persistante du zona est maintenant mieux comprise
De petites particules présentes dans le sang causent probablement les douleurs persistantes qui continuent à affliger certaines personnes même si le virus du zona a été éliminé de leur organisme depuis longtemps, estime une nouvelle étude publiée par des chercheurs américains. Les résultats suggèrent que la douleur chronique liée au ...
LIRE LA SUITE
Santé et environnement: les Québécois réclament des actions concrètes
Un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle un fort consensus social pour que le prochain gouvernement donne un meilleur accès à la nature, augmente l’offre de l'alimentation locale et améliore la qualité de l'air. Sans surprise, près de 90 % de la population est d’accord avec le fait «qu’accroître ...
LIRE LA SUITE
Avis de clôture d'inventaire
Avis est donné conformément à la loi de la clôture de l'inventaire des biens composant la succession de: Nom de la défunte: Denise Charette Dernier domicile: 125, rue Roméo-Gaudreault 338 St-Charles Borromée (Québec) J6E 0Z9 Date et lieu du décès: Décédée à Saint-Jean-de-Matha le 26 avril 2024 L'inventaire des biens de la ...
LIRE LA SUITE