Scène fédérale
Le projet de loi anti-scabs déposé, les syndicats applaudissent
Le ministre fédéral du Travail, Seamus O'Regan, a déposé jeudi un projet de loi qui interdira le recours à des travailleurs de remplacement durant une grève ou un lock-out — un projet attendu depuis des décennies par les syndicats.
Le projet couvrira également les employés qui font du télétravail depuis leur domicile ou qui travaillent à distance de l'établissement de leur employeur.
Le projet de loi comporte un important volet sur le maintien possible de certaines activités de l'entreprise, même durant une grève ou un lock-out, pour des raisons de santé et de sécurité, par exemple s'il y a un risque environnemental ou un risque de détérioration de l'équipement.
Il prévoit que dès après l'émission de l'avis de négociation, les parties patronale et syndicale auront 15 jours pour s'entendre sur ce maintien de certaines activités, le cas échéant.
Si les parties ne parviennent pas à s'entendre, il appartiendra au Conseil canadien des relations industrielles de trancher. Il aura 90 jours pour ce faire. Entre-temps, une grève ou un lock-out ne pourra être déclenché.
Le projet de loi, qui amende le Code canadien du travail, prévoit aussi la possibilité d'amendes pouvant aller à 100 000 $ par jour en cas d'emploi de briseurs de grève.
Il concerne les entreprises de juridiction fédérale, comme les institutions financières, les télécommunications, la radiodiffusion, le transport maritime, le transport aérien, le transport interprovincial et international.
La loi fédérale ira donc plus loin que la loi québécoise, alors que le Québec avait été précurseur en la matière, en adoptant une telle loi dans les années 1970, pour calmer les tensions et la violence aux abords des piquets de grève.
Au Québec, la question de la portée des dispositions anti-scabs en cas de télétravail s'est retrouvée à quelques reprises devant les tribunaux.
Plusieurs syndicats présents à la conférence de presse du ministre ont applaudi au dépôt du projet de loi, après des années de promesses et de projets de loi présentés par des partis d'opposition qui n'avaient jamais abouti.
La présidente nationale d'Unifor, Lana Payne, y a vu «un jour important et historique pour les travailleurs au Canada».
La présidente de la FTQ, Magali Picard, s'est dite «extrêmement heureuse» du dépôt tant attendu du projet de loi et a dit souhaiter que le Québec s'inspire maintenant de la loi fédérale.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Des candidats controversés et la bureaucratie s'imposent au jour 7 de la campagne
Au septième jour de la campagne électorale québécoise, des révélations concernant le passé de certains candidats ont placé à nouveau sur la défensive les chefs conservateur et libéral. La réduction de la taille de l'État s'est également imposée pour une nouvelle fois dans le grand bal des promesses. Éric Duhaime, chef du Parti ...
LIRE LA SUITE
Joliette invite les citoyens à participer à la refonte de la règlementation d’urbanisme
La Ville de Joliette franchit une nouvelle étape dans la refonte de ses règlements d’urbanisme, un important chantier visant à moderniser les règles qui encadrent l’aménagement et le développement de son territoire. Après plusieurs mois de travail, la Ville invite maintenant les citoyens à découvrir les changements proposés et à ...
LIRE LA SUITE
L'électorat fédéraliste courtisé au sixième jour de la campagne électorale
Pendant que le bal des promesses se poursuit, Christine Fréchette de la Coalition avenir Québec (CAQ) et Charles Milliard du Parti libéral du Québec (PLQ) ont tous deux lancé un appel aux fédéralistes, les encourageant à se rallier à leur parti respectif. Au sixième jour de la campagne électorale québécoise, mardi, Mme Fréchette s'est ...
LIRE LA SUITE