Le géant du numérique se dit insatisfait du projet de réglementation
C-18: la ministre St-Onge dit encore avoir «confiance» de s'entendre avec Google
La ministre du Patrimoine, Pascale St-Onge, croit toujours que le gouvernement peut arriver à s'entendre avec Google au sujet de la Loi sur les nouvelles en ligne, même si le géant du numérique se dit insatisfait du projet de réglementation relatif à la législation.
Cette proposition réglementaire visait notamment à répondre aux préoccupations et demandes de Google. Or, au terme d'une consultation de 30 jours sur le sujet, l'entreprise a conclu que «les règlements proposés n'abordent pas suffisamment les problèmes structurels critiques de C-18».
«J’ai encore confiance qu’on va s’entendre avec Google. Les canaux de communication sont ouverts», a tout de même affirmé mercredi Mme St-Onge.
S'adressant aux journalistes alors qu'elle se dirigeait à une réunion du caucus libéral, elle a réitéré qu'elle estime que le géant du numérique «a adopté une attitude vraiment différente de celle de Facebook».
Meta, la société mère de Facebook et Instagram, empêche depuis août le partage de contenus journalistiques pour les utilisateurs canadiens de ses plateformes, en réaction à la loi C-18 devant entrer en vigueur en décembre.
Google a menacé de faire de même, mais n'est pas passé à l'action pour l'instant, sauf temporairement, au printemps dernier, pour mener des «tests».
L'entreprise a indiqué lundi qu'elle reste «engagée» auprès du gouvernement. «Nous attendons la publication des réglementations finales», a déclaré un porte-parole de Google.
Les plateformes qui ne permettront pas le partage de nouvelles au Canada au moment de l'entrée en vigueur de C-18, prévue en décembre prochain, échapperont aux dispositions de la loi.
La pièce législative vise à forcer les géants du numérique à conclure des ententes d'indemnisation avec les médias d’information pour le partage de leur contenu.
Le projet de réglementation, présenté en septembre, est venu préciser que toute plateforme ayant un chiffre d'affaires d'au moins un milliard de dollars canadiens par année et comptant minimalement 20 millions d'utilisateurs au Canada chaque mois sera soumise à la loi.
La contribution exacte à verser pour toute entreprise du numérique à être assujettie à la loi C-18 sera établie en fonction d'une formule qui pourrait encore être modifiée.
Selon la proposition fédérale actuelle, la compensation sera établie en fonction du montant des recettes globales de la compagnie multiplié par la part canadienne du PIB mondial, puis multiplié par 4 %.
Des contributions non monétaires, comme de la formation, pourront être prises en compte dans le calcul.
Pour être considérée équitable, une entente devra prévoir une compensation qui se situe dans une fourchette d'au moins 20 % de la moyenne, pour l'ensemble des accords, du ratio entre l'indemnisation versée et le montant qui représente les salaires des journalistes à temps plein.
Émilie Bergeron, La Presse Canadienne
RECOMMANDÉS POUR VOUS

Les maires de la MRC de Joliette interpellent les candidats sur les priorités du territoire
Dans le cadre de la présente campagne électorale provinciale, les mairesses et maires de la MRC de Joliette souhaitent profiter de cette période privilégiée de débat public pour interpeller les candidates et candidats de la circonscription de Joliette sur plusieurs enjeux qui touchent directement les citoyens et le développement de notre ...
LIRE LA SUITE
Ouverture du local électoral du Parti Québécois de Joliette
Les sympathisants du Parti Québécois de Joliette étaient au rendez-vous lors de l’ouverture officielle du local électoral de dimanche 6 septembre. Le local sur la rue Baby a accueilli plus de 50 personnes autour d’un pique-nique « à la bonne franquett e». La candidate, Véronique Venne, a livré un discours électrisant devant une foule ...
LIRE LA SUITE
Jour 13: les répercussions de l'escalade commerciale sur le Québec inquiètent
L'escalade des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis a continué de s'immiscer mardi dans la campagne électorale québécoise, au moment où les droits de douane de rétorsion canadiens sont officiellement entrés en vigueur et pourraient faire mal à l'économie de la province. Au jour 13 de la campagne, la porte-parole de ...
LIRE LA SUITE