Près de 600 000 employés de l'État sont sans convention collective depuis le 31 mars
Les syndicats du secteur public québécois n'envisagent pas de grève à court terme
«Il n’y a pas de menace de grève qui pèse sur le Québec présentement», ont martelé mardi les quatre grandes centrales syndicales qui représentent les employés du secteur public québécois — sans toutefois écarter la possibilité d’un débrayage si rien ne bouge dans les négociations d’ici l’automne prochain.
Les dirigeants syndicaux de la CSN, la CSQ, la FTQ et la CSD ont rencontré pendant plus de 90 minutes le premier ministre François Legault et son ministre du Travail Jean Boulet à Québec mardi pour leur discussion annuelle en marge de la Journée internationale des travailleurs, qui a eu lieu lundi.
Les conventions collectives des 600 000 employés de l’État sont arrivées à échéance le 31 mars, mais même si aucune entente n’a été trouvée avec le gouvernement un mois plus tard, les syndicats ne sont pas encore dans un esprit de grève.
Ils souhaitent plutôt poursuivre des négociations de bonne foi avec le gouvernement, et sont même prêts à mettre tout en œuvre pour avoir des ententes conclues d’ici juin, comme le souhaite le premier ministre.
Cependant, pour y arriver, ils espèrent voir «des signaux» de la part de Québec dans les prochaines semaines, rappelant que même si rien n’est envisagé pour l’instant, une grève fait toujours partie des outils à la disposition des syndicats si les discussions achoppent.
La Presse Canadienne
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