Remboursements pour services non rendus
L’AQDR dénonce les tactiques juridiques abusives dans les RPA
Pour M. Pierre Lynch, président de l'AQDR, le seul objectif des exploitant de RPA serait de ne pas rembourser les résidents qui n’ont pas reçu certains services depuis le début de la pandémie.
L’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR) a dénoncé en conférence de presse l’utilisation abusive de tactiques juridiques de la part des exploitants de résidences privées pour aînés (RPA).
Le seul objectif des exploitant de RPA serait de ne pas rembourser les résidents qui n’ont pas reçu certains services depuis le début de la pandémie, estime l'AQDR.
M. Pierre Lynch, président de l'AQDR, accompagné de Me Hélène Guay, avocate spécialisée dans la défense des droits des aînés, a déclaré : « On demande aux RPA d’agir raisonnablement et de cesser ses tactiques judiciaires pour éviter de rembourser ses locataires. Moralement, il est nécessaire de faire cesser ces comportements mercantiles quand on touche au logement des aînés. La situation du refus de remboursement n’est qu’un autre exemple flagrant que l’argent passe trop souvent avant le rôle social du logement pour les aînés ».
Lors d’une signature de bail dans une résidence privée, certains services généraux sont énumérés, mais ne sont pas chiffrés. Ils font partie de l’entente globale entre le propriétaire et le locataire et sont présumés être inclus dans le prix du loyer.
Ces services sont, par exemple, l’accès à une salle récréative, un cinéma, une piscine, une salle d’entraînement ou toute autre commodité auxquels le locataire prévoit avoir accès. Durant la pandémie, ces services ont cessé ou ont été interrompus et les locataires qui réclament un remboursement se butent à un refus systématique de la part des exploitants des résidences.
« On voit maintenant un phénomène inquiétant : de grands groupes exploitants de RPA judiciarisent encore davantage la question en invoquant l’immunité pour éviter de rembourser les locataires », explique Me Guay. « Raisonnablement, on pourrait s’attendre à ce que les locataires soient remboursés. Or, en préférant le litige, les résidences épuisent les aînés dans des procédures longues et angoissantes. »
L’AQDR souhaite que les résidences pour personnes âgées du Québec adoptent une position raisonnable et agissent en bons citoyens corporatifs. Tout en souhaitant une conclusion satisfaisante, elle encourage les aînés à ne pas abandonner l’exercice de leurs droits et à se défendre au Tribunal administratif du logement s’ils estiment que cette situation s’applique à eux.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

L'abandon de la politique relative aux parrainages fait l'objet d'une enquête
Le ministère de l'Immigration surveillera les éventuels effets négatifs d'une décision récente de ne pas prolonger une mesure qui accordait des dérogations en matière de parrainage pour l'obtention du statut de résident permanent à certains réfugiés, a indiqué mercredi la ministre de l'Immigration, Lena Diab. Cette mesure avait été ...
LIRE LA SUITE
Le Canada travaille avec des partenaires sur la sécurité de l'IA
Le ministre responsable de l'Intelligence artificielle, Evan Solomon, a affirmé mercredi que le Canada collaborait avec d'autres pays sur la sécurité de l'IA, mais a laissé entendre que le gouvernement ne jouait pas un rôle de premier plan sur la scène internationale. Le Canada figurait parmi les 20 pays qui ont publié mardi, lors de ...
LIRE LA SUITE
Les chefs participent à leur dernier débat avant les élections du 5 octobre
Les chefs des cinq principaux partis prendront part mercredi soir à leur dernière joute avant les élections québécoises du 5 octobre. Les cinq politiciens avaient déjà croisé le fer à TVA et à Noovo la semaine dernière, et ils auront une dernière occasion de débattre à Radio-Canada. Le débat se tiendra de 20 h à 22 h et sera animé ...
LIRE LA SUITE