Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Les plaintes déposées par les syndicats de la FSSS-CSN avancent que les obligations des employeursvont beaucoup plus loin que de simplement suivre les recommandations de l'INSPQ

Les syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux réclament plus d'équipement

durée 06h00
24 juillet 2020
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par Salle des nouvelles

Des syndicats de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) déposent ces jours-ci des plaintes à la CNESST pour réclamer un rehaussement des mesures de protection des travailleuses et travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en prévision d'une deuxième vague.

Ces plaintes déposées à la CNESST demandent à l'organisme d'obliger les employeurs à appliquer le principe de précaution et d'émettre les avis de correction pour que les équipements de protection et que les mesures de prévention soient établis en fonction d'une possible transmission de la COVID-19 par aérosol, et ce, jusqu'au moment où il y aura consensus scientifique sur le mode de transmission.

Les plaintes déposées par les syndicats de la FSSS-CSN avancent que les obligations des employeurs, en vertu de l'article 51 de la Loi sur la santé et sécurité du travail (LSST), vont beaucoup plus loin que de simplement suivre les recommandations de l'INSPQ. Pour la FSSS-CSN, il faut notamment favoriser le port d'un appareil de protection respiratoire (par exemple, un masque N-95) à l'ensemble du personnel du réseau.

« Le temps passe et il est très préoccupant de constater que ni la CNESST, ni la santé publique, ni le gouvernement n'annoncent de changements concrets pour assurer une meilleure protection du personnel face à une deuxième vague. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour réaliser qu'on a échoué dans la première vague. De plus en plus d'études scientifiques pointent vers la possibilité d'une transmission aérienne du virus. Nous déposons des plaintes pour que la CNESST passe à l'action et joue son rôle pour assurer la sécurité des travailleuses et travailleurs du réseau », explique Jeff Begley, président de la FSSS-CSN.

L'OMS confirme le risque de transmission dans l'air

La semaine dernière, l'OMS a confirmé le risque de transmission du virus dans l'air, suite à l'appel lancé par plus de 200 chercheurs en provenance de plusieurs pays dans le monde. Les études sont de plus en plus nombreuses à démontrer que le virus se transmet non seulement par les grosses gouttelettes émises par la toux et les éternuements, mais aussi par de microscopiques gouttelettes qui sont libérées dans l'air lorsque nous respirons ou parlons.

Ces microscopiques gouttelettes sont si légères qu'elles restent longtemps en suspension dans l'air, ce qui met à risque les personnes qui sont mal protégées.

« Les équipements de protection fournis actuellement au personnel du réseau ainsi que les procédures mises en place ne protègent pas le personnel contre le risque de la transmission dans l'air. Il faut corriger le tir maintenant, en prévision de la deuxième vague », indique Jeff Begley.

Des réponses insatisfaisantes

Le dépôt de ces plaintes fait suite au lancement il y a quelques semaines d'une opération d'interpellation des employeurs pour faire la lumière sur les erreurs commises lors de la première vague et mettre en place les changements nécessaires pour assurer la protection du personnel face à une deuxième vague.

Cette opération a été menée par les syndicats de la FSSS-CSN représentant le personnel le plus touché par la pandémie. Elle vise à éviter de revivre le drame de la première vague, où plus de 13 600 travailleuses et travailleurs du réseau ont été infectés par le virus. C'est face à des réponses insatisfaisantes des employeurs que les syndicats ont pris la décision de déposer ces plaintes.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 28 novembre 2025

Pas d’équilibre budgétaire sans libre-échange avec les États-Unis, prévient Girard

Le chemin vers le retour à l’équilibre budgétaire est «serré», a reconnu le ministre des Finances, Eric Girard, vendredi. Si le Canada et les États-Unis ne parviennent pas à un accord commercial l’an prochain, Québec pourrait devoir suspendre la loi sur l’équilibre budgétaire. Le ministre a attribué une faible probabilité à ce scénario, lors ...

Publié le 28 novembre 2025

Le caucus libéral affirme être uni malgré la démission du ministre Steven Guilbeault

Plusieurs députés libéraux affirment que le parti demeure uni après la démission du ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes, Steven Guilbeault, du cabinet en réaction au nouvel accord conclu entre le gouvernement fédéral et l'Alberta concernant un projet d'oléoduc. Dans un communiqué publié sur les médias sociaux jeudi, M. Guilbeault ...

Publié le 27 novembre 2025

Jean-François Roberge dépose son projet de loi pour «renforcer la laïcité au Québec»

Le ministre responsable de la Laïcité, Jean-François Roberge, vient de déposer son projet de loi qui vise notamment à interdire les prières de rue. Le gouvernement Legault avait déjà télégraphié son intention il y a plusieurs mois. En août, Jean-François Roberge, avait affirmé que la «multiplication des prières de rue (était) un enjeu sérieux ...