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Mise à jour de la situation économique

Un déficit historique de 14,9 G$ pour le Québec

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19 juin 2020
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Gabrielle Denoncourt
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Par Gabrielle Denoncourt, Journaliste

Le Québec a été durement touché économiquement par la pandémie de la COVID-19 ce qui a obligé le gouvernement à revoir le budget qui avait été présenté le 10 mars dernier qui était très optimiste.

Dans cette mise à jour économique, on prévoit pour 2020-2021 un déficit « historique » de 14,9 G$. On l’explique par l’impact financier du virus qui est estimé jusqu’à présent à 6,6 G$. Ce chiffre représente le total de toutes les mesures d’atténuation prises depuis le début de la pandémie. Étant en récession on estime la baisse de revenus pour la prochaine année de 8,5 G$. 

Projection budgétaire 2020-2021

Le ministre des Finances, Eric Girard explique les revenus sont en baisse, mais que les dépenses sont en hausse. 

Revenus 115,4 G$ (-1,8 %)

Dépenses 123,8 G$ (+11,2 %)

Provision 4 G$ (dû à l’incertitude de la prochaine année, 

Fonds des générations 2,6 G$

Déficit total : 14,9 G$ 

PIB

Le gouvernement ne se voile pas les yeux en sachant que l’année 2020 sera une année catastrophique au point de vue économique. Pour cette année, le PIB a chuté de 6,5 %, mais les autorités prévoient une remontée de 6 % et une reprise en 2021. Puis en 2022, il augmentera de 2,4 %.

Des temps difficiles pour le secteur privé

Le secteur public s’en sortira mieux que le secteur privé, car tout est actuellement en arrêt. Le 2/3 de l’économique repose sur la consommation qui subit une baisse de 8,8 %, les investissements des entreprises de 15,4 %, les exportations de 7,4 % et les importations de 8,2 %.

Ce sont des baisses exceptionnelles et il sera difficile de redémarrer. 

La dette brute 

La dette fera un bond dans la prochaine année étant de 199 M$ représentant 43,4 % de notre économie et elle augmentera jusqu’au 31 mars 2021 à 222 M$ (50,4 %). 

Un portrait assez négatif 

Le gouvernement n’a pas le choix dans le contexte actuel d’injecter beaucoup plus d’argent en santé et les services sociaux. On calcule une hausse de dépenses de 11 %, alors qu’il était prévu au départ 47 G$ ce sera finalement 51 G$ qui sera investi. 

Par contre, bien que les revenus aient baissé, les transferts fédéraux ont beaucoup augmenté. De plus, la loi sur l’équilibre budgétaire doit être respectée. Avec les surplus accumulés dans les dernières années, il sera possible d’éponger l’entièreté du déficit pour 2020. 

Malheureusement, le ministre ne s’est pas avancé sur ce qu’il adviendra des prochaines années, mais promet de revenir au déficit zéro en cinq ans sans hausser les taxes et les impôts et de le faire au détriment des services publics.  

Un budget provisoire

M. Girard explique qu’ils sont prêts à affronter une deuxième vague de la COVID-19 ayant plus d’expériences et des solutions, mais ce qui est présenté aujourd’hui ne prend pas en compte cette possibilité. 

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