Publicité
11 mai 2019 - 14:39 | Mis à jour : 14:53

Mardi 7 mai 2019

Les syndiqués de la Caisse Desjardins de Terrebonne adoptent leur nouvelle convention collective

Par Salle des nouvelles

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2017, les 80 salarié-es syndiqué-es affilié-es à la CSN réunie en assemblée générale ce mardi 7 mai, ont adopté à 83 % les termes de leur nouvelle convention collective.

Il aura fallu plus d’un an et demi de négociation pour que les parties en arrivent à une entente. Excédées par la lenteur des négociations, les syndiquées ont adopté le 1er février dernier, un mandat pour déclencher des moyens de pression. C’est essentiellement grâce à l’exercice rapide de ce mandat d’action qu’au final, l’impasse entre les parties aura pu être dénouée.

Au cœur du litige demeuraient la question épineuse de la rémunération et des augmentations des salaires annuels.

« On pense trop souvent à tort que les conditions de travail des salariés des institutions financières sont aussi lucratives et faramineuses que les profits qu’elles engrangent. Chez Desjardins, les salarié-es sont rémunéré-es à partir d’un salaire de base et ces salaires sont majorés annuellement à condition d’atteindre des objectifs annuellement. C’est l’employeur qui détermine ces objectifs et c’est lui, en fin d’année, qui évalue le rendement de la salarié-e qu’il catégorise entre un niveau pouvant aller d’insatisfaisant à exceptionnel. Chaque niveau donne droit à un pourcentage d’augmentation du salaire. Ai-je besoin de vous dire que nous avons rarement, voir jamais vu de salariée obtenir le rendement exceptionnel », précise Madame Ranger présidente du Conseil Central de Lanaudière.

Au terme du processus de négociation, les salarié-es obtiennent la possibilité de contester par griefs les objectifs annuels déterminés par l’employeur. Cette possibilité de contestation constitue un gain appréciable qui initie la possibilité de contrer l’établissement par l’employeur d’objectifs parfois saugrenus ou inatteignables basés sur des critères trop souvent subjectifs. « Les conséquences de ces objectifs ont un impact direct sur la rémunération des salarié-es et les privent trop souvent d’augmentations auxquels ils ou elles ont droit », ajoute Madame Ranger.

Le nouveau contrat de travail prévoit des augmentations de salaire annuelles variant de 1,5 %, à 2 %, pouvant être bonifiées selon les rendements annuels de la caisse. Le règlement prévoit une pleine rétroactivité pour tous les salaires y compris ceux ayant quitté pour la retraite ou ailleurs dans le Mouvement Desjardins après le 31 décembre 2017. L’entente prévoit également un rattrapage salarial de 0.25 % en comparaison des salaires octroyés dans les autres caisses d’envergure comparable du mouvement.

« Le processus de négociation fut un long et difficile parcours parsemé de nombreuses embûches patronales. Cependant, l’expression de la solidarité de nos membres et leur détermination aura permis de passer outre les difficultés imposées par l’employeur dans ce processus. C’est ainsi que nous sommes arrivés à un règlement satisfaisant de notre convention collective » souligne Karine Melançon présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la caisse populaire Desjardins de Terrebonne.

En plus de déclencher des moyens de pression, il aura fallu que la partie syndicale adresse une demande au ministre du Travail pour la nomination et l’intervention d’une personne conciliatrice du ministère du Travail.

La convention collective d’une durée de 5 ans et 6 mois prendra fin le 30 juin 2023.

Publicité

Commentez cet article

Un ou plusieurs champs sont manquants ou invalides:





Le Journal de Joliette se réserve le droit de ne pas publier ou de retirer les propos diffamatoires, obscènes, ainsi que les commentaires discriminatoires, tout comme ceux incitant à la haine ou la violence. De plus, l'écriture phonétique et les messages écrits en lettres majuscules ne seront pas acceptés.

Vous souhaitez commenter cet article ? Faites-le de façon intelligente. Quoique certains internautes se croient à l’abri en publiant des commentaires et en nous donnant de faux courriels, il est très facile de les retracer. En cas de plainte pour diffamation ou menaces, Le Journal de Joliette collaborera avec les autorités en leur remettant les informations desdites personnes.