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Le Conseil des arts du Canada

Dévoilement des gagnants 2022 des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques

durée 10h30
3 mars 2022
Angelique Villeneuve
durée

Temps de lecture :

9 minutes

Par Angelique Villeneuve, Journaliste

Le Conseil des arts du Canada a dévoilé, ce mercredi 2 mars, les gagnant.tes des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques (GGArts) de 2022, dont plusieurs Québécois font partie.

Cette année, neuf artistes reçoivent cette distinction pour souligner leur carrière exceptionnelle et reconnaître leur remarquable contribution aux arts visuels, aux arts médiatiques et aux métiers d’art.

Aussi, les gagnant.tes, sélectionné.ées par un comité de pairs, reçoivent 25 000 $ ainsi qu’un médaillon de bronze en reconnaissance de leur travail exceptionnel.

De plus, des portraits vidéo mettant en vedette chacun des artistes ont été créés en leur honneur.

« Mes félicitations et mes remerciements les plus sincères à chacun de ces neuf artistes dont les contributions à la scène artistique et culturelle du Canada est remarquable et indélébile. Grâce à leurs œuvres, nous célébrons la vitalité, la puissance et la pertinence des arts visuels, des arts médiatiques et des beaux-arts qui nourrissent notre imaginaire et réaffirment notre humanité » a déclaré Simon Brault, directeur et chef de la direction du Conseil des arts du Canada.


Les gagnant.tes des Prix du Gouverneur général de 2022


Pour le prix Saidye-Bronfman, la gagnante est Brigitte Clavette, joaillière et orfèvre, de Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

« Le travail de Brigitte Clavette est particulièrement innovant et mémorable en raison de sa capacité à s’éloigner des méthodes traditionnelles de fabrication d’un objet pour aboutir à des compositions de pièces complètes. Ces œuvres, qu’elle qualifie parfois d’inutiles, dépassent les clivages interculturels et économiques pour élargir le tissu narratif.

Brigitte dirige avec générosité tout en aidant les autres à réussir. Par son art et son engagement de longue date envers les mentorats, les collectifs et les conseils d’administration, elle a laissé une empreinte indéniablement profonde » ont mentionné Maegen Black, directrice, Fédération canadienne des métiers d’art et Ann Manuel, artiste en arts visuels, auteures de la mise en candidature.

 

Le prix contribution exceptionnelle a été attribué au gagnant, Gerald McMaster, commissaire, artiste et auteur de Toronto, en Ontario.

« Gerald McMaster a organisé de nombreuses expositions qui ont joué un rôle essentiel dans l’évolution des occasions offertes aux artistes autochtones au pays et à l’étranger, et il a changé les espaces intellectuels et créatifs pour l’art autochtone dans les institutions. Il a rédigé des textes qui sont devenus des ressources essentielles pour les enseignants et les étudiants, et il a élaboré des modèles collaboratifs exceptionnels de dialogue et de recherche pour l’art autochtone contemporain.

Gerald McMaster a joué un rôle majeur dans la transformation de la présentation des collections institutionnelles d’art autochtone, en réunissant l’historique et le contemporain pour changer la conversation entourant les collections permanentes » ont expliqué Sara Angel, Fondatrice et directrice générale, avec Jocelyn Anderson, directeur adjoint, de l’Institut de l’art canadien, ainsi que Aileen Burns, codirectrice générale et chef de la direction, avec Jonah Lundh, de Remai Modern, toutes deux auteures de la mise en candidature.



Pour le prix réalisation artistique, en  Arts médiatiques, la gagnante est Moyra Frances Davey, artiste en arts visuels de New York.

« Le vaste ensemble d’œuvres de Moyra Davey représente les considérations sans fin et profondément réfléchies d’une artiste – il est particulièrement agréable d’observer et d’écouter les liens qu’elle établit avec d’autres artistes, des écrivains, ses collègues, ses proches, d’anciens partenaires et ses animaux domestiques chéris.

Moyra Frances Davey a mené une carrière extraordinaire en tant qu’artiste chevronnée, enseignante et mentore de jeunes étudiants de maîtrise en beaux-arts. Elle est également conférencière – elle sait parfaitement communiquer au public les complexités de ses pratiques vidéo et photographiques – et écrivaine, et ses textes sont composés de manière magnifique et éloquente avec des scénarios très frappants lorsqu'ils sont prononcés devant la caméra. C’est une artiste engagée et influente sur la scène artistique, tant au Canada qu’à l'étranger, et ses œuvres font partie des collections publiques de grands musées du monde entier. Moyra Frances Davey produit activement de nouvelles œuvres et demeure une force influente en tant qu’artiste canadienne brillante, dévouée et dynamique. » s’est exprimé John Goodwin, de goodwater gallery, et auteur de la mise en candidature.

 

Autre grande gagnante, Jocelyn Robert, artiste de Québec, au Québec.

« Le respect dont jouit Jocelyn Robert au sein de la communauté artistique et universitaire est tout à fait exceptionnel et entièrement mérité. Bref, par son engagement et son intégrité sans faille, il joue un rôle clé dans le développement des prochaines générations d’artistes québécois, ce qui constitue une contribution inestimable à la communauté.

Selon moi, Jocelyn Robert est sans conteste un artiste, un chercheur, un écrivain, un enseignant, un universitaire, un instigateur, un concepteur, un programmeur et un administrateur unique en son genre. Il intègre ses talents polyvalents et ses nombreux volets de recherche de manière inégalée, en prenant toujours soin d’établir des liens et de construire des ponts » a déclaré Christof Migone, professeur adjoint, du Département des arts visuels, à l’Université Western, et auteur de la mise en candidature.

 

Pour l’Arts visuels, c’est Pierre Bourgault le gagnant, Artiste en arts visuels de Saint-Jean-Port-Joli, au Québec.

« La démarche artistique de Pierre Bourgault est à situer dans son engagement intégral envers l’écosystème artistique. C’est un homme de cœur, proche de ses convictions, dans sa pratique comme dans sa vie sociale, et ses œuvres – immenses, radicales, criantes – sont à l’image de cette voix qui porte et qui refuse le statu quo. Bourgault ne cherche pas à s’asseoir dans un milieu qui le conforte : il lui faut provoquer quelque chose, repenser le monde par l’art.

L’un des artistes les plus brillants et prolifiques en art public, Pierre Bourgault a ouvert une perspective essentielle pour le développement de cette forme d’art. Il persiste à décentrer la sculpture, notamment par les symboles récurrents du porte-voix et des jeux de ficelle, qui invitent l’œil à suivre la trajectoire d’une parole ou d’un fil... » ont indiqué Gentiane Lafrance, historienne de l’art, et Anne-Marie Proulx, artiste, de l’Est-Nord-Est, de la résidence d’artistes, et auteures de la mise en candidature.

 

Carole Condé et Karl Beveridge, artistes en arts visuels de Toronto, en Ontario, sont aussi des gagnants désignés.

« S’inspirant des langages visuels du montage, du tableau et du documentaire mis en scène, Carole Condé et Karl Beverage ont développé une approche unique de la photographie en faisant appel à des acteurs et en utilisant des décors et des accessoires fabriqués, des objets et des images trouvés, ainsi que du texte. Sur le plan conceptuel et contextuel, ce sont des conteurs visuels : ils combinent la recherche archivistique, l’histoire orale ainsi que les références à l’histoire de l’art et à la culture populaire pour aborder un large éventail de problèmes locaux et mondiaux concernant l’environnement, les changements climatiques, les soins de santé, les médias de masse, les droits des travailleurs et l’immigration.

Socialement engagé et ancré dans la politique, leur travail est un exemple du tournant que prend l’art contemporain vers la décolonisation et la participation. Au cœur de leur pratique artistique se trouve un engagement ferme à représenter une diversité de classes sociales, de races, de genres, de communautés et de perspectives syndicales et à leur donner la parole » a expliqué Dot Tuer, auteure, commissaire et professeure, à l’Université de l'École d'art et de design de l'Ontario, et auteure de la mise en candidature.

 

Gagnante aussi, Monique Régimbald-Zeiber, Artiste en arts visuels de Montréal, à Québec.

« J’ai toujours eu le sentiment que nous étions devant l’urgence d’assurer la diffusion d’un travail comme celui de Monique Régimbald-Zieber, parce qu’il est féministe, parce qu’il aborde de larges espaces d’une pensée inclusive, parce qu’il s’adresse à des groupes « invisibilisés » par l’histoire, par la langue, par le pouvoir dominant.

Monique Régimbald-Zieber est un défi lancé à la peinture, à la pensée active, à la quête sans cesse réinventée du sens de l’art dans la société. Permettez-moi d’insister sur le fait que la peinture de Monique Régimbald-Zieber et ses écrits au ton unique et au potentiel impressionnant pour le développement de la pensée occupent un espace très important quant au sens à donner à notre culture visuelle » a déclaré Louise Déry, directrice, de la Galerie de l’Université du Québec à Montréal, et auteure de la mise en candidature.

 

David Ruben Piqtoukun, sculpteur/artiste (Plainfield, Ontario) est lui aussi gagnant.

« Depuis le début des années 1970, David Piqtoukun a toujours fait de son héritage inuit l’élément le plus important de son œuvre. Ses récits visuels intègrent divers matériaux tels que la pierre, des os, du bois et, parfois, des plumes. C’est un pionnier avec des innovations progressives d’œuvres contemporaines incorporant la pierre à savon brésilienne, l’albâtre italien, le marbre, l’acier et le bronze.

Explorant la condition humaine, son travail traite de la résilience des gens pour surmonter les moments difficiles. Le travail de David Piqtoukun est une source d’inspiration, puisqu’il guide la jeune génération grâce à des récits poignants » s’est exclamé, Judi Michelle Young, présidente, de la Société des sculpteurs du Canada et directrice, du Centre de sculptures canadiennes, pour la Société des sculpteurs du Canada, et auteure de la mise en candidature.
 

La composition des comités d’évaluation par les pairs pour 2022

Prix Saidye-Bronfman

- Brendan L.S. Tang, maîtrise en beaux-arts, ARC; artiste en arts visuels, professeur adjoint (Vancouver, Colombie-Britannique)
- Sarah Quinton, directrice de la conservation, Textile Museum of Canada (Toronto, Ontario)
- Chantal Gilbert, artiste du métal (Québec, Québec)
 

Prix de réalisation artistique et Prix pour contribution exceptionnelle

- Bonnie Sherr Klein, OC; réalisatrice de documentaires et militante pour les pratiques des artistes handicapés (Sunshine Coast, Colombie-Britannique)
- Simon Hughes, artiste en arts visuels (Winnipeg, Manitoba)
- Walter Scott, artiste en arts visuels et auteur de bande dessinée romanesque (Toronto, Ontario)
- Claude Bélanger, directeur général et artistique, Manif d’art - La biennale de Québec (Québec, Québec)
- Raymonde April, photographe et artiste en arts visuels (Montréal, Québec)
- Lani Maestro, artiste en arts visuels (Dartmouth, Nouvelle-Écosse)
 

Présentation de chacun des prix

Le prix Saidye-Bronfman

Le prix Saidye-Bronfman est la plus importante distinction soulignant l’excellence dans le domaine des métiers d’art au Canada.

Créé en 1977 par les membres de la famille Bronfman, ce prix est décerné annuellement à un artiste exceptionnel du domaine des métiers d’art.

De plus, le Musée canadien de l’histoire acquiert chaque année une œuvre du gagnant ou de la gagnante.
 

Le prix de contribution exceptionnelle

Les candidats au Prix de contribution exceptionnelle doivent, par leurs réalisations hors du commun, avoir eu une réelle incidence sur le développement des arts visuels, des arts médiatiques ou des métiers d’art, à titre de bénévoles ou de professionnels.


Le prix de réalisation artistique

Le Prix de réalisation artistique est remis à des artistes afin de souligner l’ensemble de leur œuvre. Il rend hommage à leur contribution aux arts visuels ou aux arts médiatiques contemporains.
 

Portraits vidéo

Regardez dès maintenant les portraits vidéo originaux des gagnant.tes. Commandés par le Conseil des arts du Canada en partenariat avec l’Alliance des arts médiatiques indépendants et créés par des cinéastes canadiens, ces courts métrages sont disponibles en ligne ainsi que sur le système de divertissement d’Air Canada de mai à octobre 2022.


Exposition des œuvres

Le Conseil des arts du Canada est heureux de s'associer au Musée des beaux-arts du Canada pour rendre hommage aux gagnantes et gagnants des Prix du Gouverneur général en arts visuels et en arts médiatiques. Le Musée met en lumière le travail de ces artistes et professionnels des arts exceptionnels grâce à une série d’activités et d’initiatives.
 

Le Conseil des arts du Canada

Le Conseil des arts du Canada contribue au dynamisme d’une scène artistique et littéraire créative et diversifiée et à son rayonnement ici et dans le monde. Le Conseil est l’organisme public de soutien aux arts du Canada.

Ses subventions, services, initiatives, prix et paiements aux artistes, auteures et auteurs ainsi qu’aux groupes et organismes artistiques du Canada soutiennent leur quête artistique, la production d’œuvres d’art et la promotion et la diffusion des arts.

Par ses activités de financement, de communication, de recherche et de promotion des arts, le Conseil favorise un engagement sans cesse accru des Canadiennes et des Canadiens et du public international envers les arts.

Son Programme du droit de prêt public (DPP) remet des paiements annuels aux créateurs dont les œuvres se trouvent dans les bibliothèques publiques canadiennes.

Sa Banque d’art met à la disposition d’un large public une collection de 17 000 œuvres d’art contemporain canadien grâce à des programmes de location d’œuvres, de prêt et de diffusion.

La Commission canadienne pour l’UNESCO relève du Conseil, elle partage avec lui une histoire et un destin commun pour un développement durable caractérisé par les arts, la science, la culture, l’équité et la paix.

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