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20 septembre 2020 - 09:00

Programmation

Dialogues transhistoriques au Musée d’art de Joliette cet automne

Par Salle des nouvelles

La programmation d’automne du Musée d’art de Joliette (MAJ) sera l’occasion pour les visiteurs et les visiteuses de découvrir trois expositions présentant le récent travail des artistes canadiens Nicolas Fleming, Joseph Tisiga et Philippe Allard, ainsi qu’une collection récemment acquise de bronzes de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, Alfred Laliberté et Louis-Philippe Hébert, offerte au MAJ par A.K. Prakash.

La commissaire de l'exposition est Louise Warren. Lancée le 15 août dernier, elle se poursuit, comme toutes les expositions de la nouvelle programmation, jusqu’au 10 janvier 2021.
 
Comme à chacune des trois saisons de programmation annuelles, les expositions principales du MAJ sont réfléchies sous l’angle d’une question de société. Cette fois, les expositions principales, traitent chacune à leur manière du thème de l’appropriation.
 
Un nouvel espace permanent voit le jour au Musée. L’aire éducative Famille René Préville est pensée pour permettre aux visiteurs et visiteuses d’échanger, de créer, de découvrir et d’en apprendre plus sur les expositions et sur la collection du Musée. Cet automne, les petits y sont invités à participer à une œuvre collective inspirée du travail de Nicolas Fleming, qui évoluera tout au long de la saison.
 
Un vernissage prévu le 3 octobre

Le vernissage aura lieu le samedi 3 octobre, dans une formule revisitée afin de respecter les normes de distanciation physique en vigueur. Les visiteurs et les visiteuses doivent réserver leur place en ligne pour l’une des visites horodatées de 90 minutes.

En plus de leur visite guidée les menant d’une salle à l’autre à la rencontre des artistes et des commissaires, le public aura l’occasion d’assister à une performance chorégraphique de L’îlot collectif et de visiter librement les expositions. Le vernissage est gratuit et ouvert à toutes et à tous. Renseignements et réservation : www.museejoliette.org/fr/activites/vernissage-automne-2020/
 
Entre faux artefacts autochtones et surconsommation plastique
 
L’ambitieuse exposition Regards en dialogue  met en lumière la collection de bronzes de Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté, Alfred Laliberté et Louis-Philippe Hébert offerte au Musée d’art de Joliette par A.K. Prakash. Cette dernière propose un regard neuf sur des sculptures du tournant du 20e siècle, présentées au cœur d’une imposante installation de l’artiste Nicolas Fleming.

Réputé pour ses œuvres immersives jouant de matériaux de construction bruts, Nicolas Fleming recrée au MAJ la Maison Antoine-Lacombe, joyau historique de la région joliettaine datant de la fin du 19e siècle. Les visiteurs et les visiteuses deviennent ainsi les témoins privilégiés d’un dialogue transhistorique entre les artistes, un dialogue qui permet d’aborder entre autres les questions d’identité et de colonialisme.
 
La seconde exposition est intitulée Somebody Nobody Was… [Quelqu’un que personne n’était…], de Joseph Tisiga. Il s'agit d'une exposition itinérante du Audain Art Museum (Whistler, Colombie-Britannique). Elle présente les plus récents fruits d’une démarche visant à bousculer les frontières culturelles associées au fait d’être issu d’une Première Nation au 21e siècle.

Joseph Tisiga intègre dans son exposition de faux artefacts autochtones fabriqués dans les années 1950 par Oliver Jackson, un artisan d’origine anglaise. Parmi les œuvres les plus expérimentales présentées au Musée d’art de Joliette figurent de nouveaux assemblages créés à partir d’objets trouvés, de mégots de cigarette en plâtre et de balles de golf peintes, tous montés sur des panneaux de gazon synthétique.
 
La troisième porte le nom d'Infiltrations, de Philippe Allard. En écho avec la crise du recyclage et de la gestion des matières résiduelles qui touche le Québec depuis quelques années, le Musée d’art de Joliette a invité Philippe Allard à développer un nouveau corpus d’œuvres à partir de matières résiduelles de plastique qui infiltreront tous ses espaces, tant ses salles d’exposition, ses aires publiques que son architecture. Il s’agira de suivre la trace des œuvres, souvent laissées dans des endroits insolites, et découvrir au fil de la visite le parasitage de l’institution imaginé par l’artiste.

Le projeta débuté durant la saison estivale avec l’œuvre extérieure PEHD-19, se poursuivra tout l’automne avec l’ajout d’un volet intérieur. Il vise à faire réfléchir à la surconsommation de plastique, notamment dans le domaine de l’alimentation. Il s’inscrit en droite ligne avec la démarche artistique de Philippe Allard, qui s’intéresse à l’architecture, à l’urbanisme et aux enjeux environnementaux à travers des interventions monumentales qu’il réalise dans l’espace public, ainsi que des installations créées à partir de matériaux pauvres, revalorisés par sa récupération artistique.

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