Incorporation d’entreprise : quel processus suivre ?
Texte commandité
L’incorporation d’entreprise est le passage d’une entreprise à un autre statut juridique : la société. Elle devient alors une personne morale avec des droits, mais aussi des obligations. Les comptes bancaires sont à son nom et elle peut signer des contrats, entre autres. Quels sont les avantages de l’incorporation et quelles démarches mettre en œuvre ?
Les principaux avantages de l’incorporation d’entreprise
Parmi les avantages de l’incorporation, la responsabilité limitée à la personne morale est non des moindres. Cela signifie que les actionnaires ne sont responsables que des sommes investies et non des dettes qu’elle pourrait contracter. Seuls les administrateurs, à la limite, devraient en répondre.
L’autre avantage indéniable est son taux d’imposition, plus bas que celui de l’entreprise individuelle. Le taux est en effet réduit aux revenus nets avec la possibilité d’effectuer des reports d’impôts.
Les démarches à accomplir
Avant de démarrer la procédure, il faut bien étudier les étapes pour l’incorporation d’entreprise. En effet, plusieurs choix sont déterminants pour la future société. Il est possible d’opter pour une incorporation fédérale ou une incorporation provinciale, mais les obligations ne sont pas les mêmes :
- Au fédéral, 25 % des actionnaires devront être canadiens ;
- Au provincial, la société sera soumise à la loi sur les sociétés du Québec : elle devra porter un nom français et son siège devra être situé au Québec.
Plusieurs statuts juridiques sont possibles :
- La société par actions,
- La société en nom collectif,
- La société en commandite,
- La société en participation.
La société doit être enregistrée au Registraire des entreprises du Québec. Auparavant, il faudra lui donner un nom selon les normes en vigueur et vérifier auprès du registraire qu’il n’existe pas déjà.
Les statuts de la société constituent le dossier pour l’immatriculation. Il existe des modèles standards, mais les conseils d’un comptable sont préférables dans la mesure où les statuts régiront toutes les actions à venir et les droits qui leur seront reliés.
Des frais seront à payer pour le traitement et l’enregistrement de la société. Un numéro unique lui sera attribué.
Le premier conseil d’administration
Une fois la société constituée, le conseil d’administration se réunit pour adopter le règlement interne, l’adresse du siège social et la date de fin d’année financière. À cette occasion, les dirigeants sont nommés.
Il est souvent intéressant d’incorporer son entreprise pour grossir son salaire et baisser son imposition, mais aussi lui donner une autre envergure. Cependant, il faut prendre le temps de bien réfléchir à son futur statut.
RECOMMANDÉS POUR VOUS

La Banque du Canada maintient à nouveau son taux directeur à 2¼ %
Pour une septième fois d'affilée, la Banque du Canada a annoncé aujourd’hui qu’elle maintient le taux cible du financement à un jour à 2,25 %. De même, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts à 2,20 %. Les dirigeants de l'établissement expliquent que le conflit qui se poursuit au ...
LIRE LA SUITE
Carney rencontre des chefs d'entreprise pour discuter du commerce avec les États-Unis
Le premier ministre Mark Carney a rencontré plusieurs chefs d'entreprise issus de différents secteurs afin de discuter des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis. Selon un communiqué du cabinet du premier ministre, la réunion a porté sur les derniers développements dans ce dossier et sur les priorités du gouvernement visant ...
LIRE LA SUITE
Les barrières commerciales interprovinciales s'amenuisent, mais des défis subsistent
L'échec des négociations avec les États-Unis a rendu l'abolition des barrières commerciales au sein du Canada encore plus urgente, mais certains experts rappellent qu'il est parfois plus facile de le dire que de le faire. Les efforts visant à stimuler le commerce interprovincial se sont intensifiés récemment. En juillet, neuf provinces ont ...
LIRE LA SUITE