Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

COVID-19

La pandémie n'a pas eu d'impacts sur les dépistages tardifs du cancer

durée 09h00
22 avril 2025
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

En 2020, de nombreux Américains ont été contraints à reporter leurs dépistages du cancer (coloscopies, mammographies et scintigraphies pulmonaires) de plusieurs mois, la COVID-19 ayant submergé médecins et hôpitaux.

Ce retard de dépistage n'a cependant pas eu d'impact majeur sur les statistiques du cancer, du moins pas encore observable par les experts qui suivent ces données.

Les taux de mortalité par cancer continuent de baisser, et il n'y a pas de changement majeur dans les diagnostics tardifs, selon un nouveau rapport publié lundi dans la revue Cancer.

Il s'agit de l'analyse la plus complète à ce jour de l'impact de la pandémie sur les données américaines relatives au cancer.

En 2020, au début de la pandémie, une plus grande proportion de cancers aux États-Unis étaient détectés à des stades avancés, plus difficiles à traiter.

Mais dès 2021, ces diagnostics inquiétants sont revenus aux niveaux prépandémiques pour la plupart des types de cancer.

«C'est très rassurant», a déclaré Recinda Sherman, auteure principale de l'étude et membre de l'Association nord-américaine des registres centraux du cancer. «Jusqu'à présent, nous n'avons pas constaté d'excès de diagnostics à un stade avancé», ce qui rend peu probable une hausse des taux de mortalité par cancer liée à la pandémie.

De même, le nombre de nouveaux cas de cancer a diminué en 2020, avant de retrouver son niveau d'avant la pandémie en 2021. L'ampleur de la baisse des nouveaux cancers diagnostiqués en 2020 était similaire d'un État à l'autre, malgré des variations dans les restrictions liées à la COVID-19. Les chercheurs soulignent que le comportement humain et les politiques hospitalières locales ont joué un rôle plus important que les restrictions politiques au niveau des États.

Les diagnostics à un stade avancé de cancer du col de l'utérus et de cancer de la prostate ont augmenté en 2021, mais les variations n'ont pas été importantes. L'analyse des données ne porte que sur l'année 2021 ; elle n'est donc pas exhaustive.

«Nous n'avons constaté aucune variation notable, a indiqué Mme Sherman. Il est donc très peu probable que des personnes atteintes d'une maladie agressive n'aient pas été diagnostiquées pendant cette période.» Le rapport a été produit par l’Association nord-américaine des registres centraux du cancer, le National Cancer Institute, les Centers for Disease Control and Prevention et l’American Cancer Society.

Carla K. Johnson, The Associated Press

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 12h00

Un vaccin développé au Québec pourrait protéger les enfants de trois maladies

Un vaccin en cours de développement par une équipe de l'Université Laval pourrait un jour protéger les tout-petits de trois maladies différentes, dont le redoutable virus respiratoire syncytial (VRS). Il s'agirait du tout premier vaccin contre les virus respiratoires pour les enfants de six mois à cinq ans. «En ce moment, il faut savoir qu'il ...

Publié à 9h00

Qualité de l'air: les décisions de Trump risquent d'affecter la santé des Canadiens

Plusieurs décisions de l’administration Trump risquent d’avoir un impact sur la qualité de l’air au Québec et au Canada et, par conséquent, sur la santé de la population. Deux Canadiens sur trois vivent à moins de cent kilomètres de la frontière avec les États-Unis et l’air qu’ils respirent contient, en raison des vents dominants, des polluants ...

Publié hier à 18h00

Le jeûne intermittent pourrait profiter aux patients atteints d'une MII

Le jeûne intermittent semble soulager les symptômes des patients atteints d'une maladie inflammatoire de l'intestin (MII) comme la maladie de Crohn, ont constaté des chercheurs canadiens. Plus spécifiquement, les chercheurs de l'Université de Calgary et de l'Université de la Colombie-Britannique ont mesuré une réduction importante de l'activité ...