Nous joindre
X
Rechercher
Publicité

Dès 2025

Énergies fossiles: des scientifiques pressent Ottawa d'imposer un plafond au plus tôt

durée 15h00
7 mai 2024
ici

commentaires

ici

likes

imprimante
email
Par La Presse Canadienne

Des scientifiques et universitaires exhortent le gouvernement Trudeau à presser le pas et à imposer dès 2025 un plafond sur les émissions du secteur des énergies fossiles.

Devant l'imminence de la saison des incendies de forêt, plus de 200 scientifiques et universitaires ont expédié une lettre au ministre de l'Environnement Steven Guilbeault, mardi, pour signaler l'urgence d'imposer un plafonnement aux compagnies pétrolières et gazières.

Ils estiment qu'il faut plafonner les émissions de ces industries en 2025 «au plus tard», donc adopter un projet de règlement d'ici l'été.

Les signataires réclament en outre d'éliminer «toutes les échappatoires actuellement prévues dans le cadre publié en décembre dernier».

Le gouvernement fédéral a annoncé en décembre un cadre réglementaire pour plafonner les émissions de gaz à effet de serre du secteur pétrolier et gazier, afin que les industries les réduisent d'au moins le tiers d'ici 2030.

Le système de plafonnement et d’échange proposé vise à limiter la pollution, et non pas la production, et il prévoit des assouplissements «afin de répondre à la demande mondiale de pétrole et de gaz».

Le gouvernement fédéral propose de plafonner les émissions en 2030 de 35 à 38 % sous les niveaux de 2019, mais en réalité, si l'on tient compte des assouplissements, l'industrie pourra produire des niveaux d’émissions de 20 à 23 % sous les niveaux de 2019, à condition que les entreprises achètent des crédits de compensation ou qu'elles contribuent à un fonds de décarbonation.

Selon les scientifiques et universitaires qui ont signé la lettre, ces assouplissements ne permettront pas vraiment de diminuer les émissions.

«Permettre tous ces passe-droits, c’est tout simplement autoriser les compagnies pétrolières et gazières à acheter leur droit de polluer plutôt que de réduire leurs émissions réelles. Cela serait un échec pour le Canada dans l'atteinte de ses objectifs pour 2030 ou 2050», a déploré Éric Pineault, professeur à l'Institut des sciences de l'UQAM.

«Nous ne verrons pas de réel progrès climatique tant que les émissions du secteur pétrolier ne seront pas réellement et fortement réduites», a renchéri Angela Carter, titulaire de la Chaire de la gouvernance et politique publique de l'énergie équitable de l'Université Memorial.

Les signataires font valoir que la prochaine décennie sera cruciale pour réduire les émissions et maintenir l'augmentation de la température à 1,5 degré Celsius.

«Notre climat ne supportera pas de retard supplémentaire: des feux de forêt aux inondations, en passant par les vagues de chaleur extrême, les Canadiens et Canadiennes subissent déjà les effets dévastateurs du changement climatique», soulignent-ils dans la lettre.

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 11h00

L'IRCM éclaircit le développement des yeux et du cerveau

Un mécanisme identifié par une équipe de l'Institut de recherches cliniques de Montréal explique comment le cerveau humain atteint sa taille optimale et pourquoi les yeux des souris sont plus petits que les yeux humains, une découverte qui permet de mieux comprendre l'évolution du système nerveux. Cela pourrait un jour mener à une meilleure ...

Publié à 9h00

Le réseau de la santé et l'AQPS lancent un outil numérique en prévention du suicide

Le réseau de la santé et le communautaire s'allient en matière de prévention du suicide et lancent un nouvel outil numérique qui vise à prévenir la détresse psychologique par les autosoins. Il s'agit d'un projet commun de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS) et du Centre provincial d’expertise en technologie de l’information ...

Publié hier à 18h00

Le Syndicat des professionnels dénonce 115 autres abolitions de postes à la CNESST

D’autres abolitions de postes ont été annoncées à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) pour l’année 2026-2027. Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec évoque l’équivalent de 115 abolitions de postes supplémentaires annoncées pour l’année à venir, après la vague précédente de 250 ...